lundi 30 novembre 2009
Ouagadougou, au premier rang des villes culturelles africaines
La capitale burkinabé, Ouagadougou, arrive au premier rang des villes culturelles africaines avec d’autres métropoles comme Accra, Cape Town et Douala, indique la dernière étude de l’Observatoire des politiques culturelles en Afrique (OCPA) qui porte sur une quinzaine de villes africaines.
L’étude de l’OCPA, une première de ce genre en Afrique, classe Brazzaville, Kinshasa et Yaoundé dans une position beaucoup moins confortable que Ouagadougou, Accra et Douala.
"L’aménagement urbain, les monuments, les jardins, l’emplacement des restaurants : à Ouagadougou, la cultureculturelleOuagadougou est rythmée par des festivals de conte, de musique ; des nuits de ceci ou de cela. C’est la preuve d’une vitalité culturelle" a estimé le directeur exécutif de l’OCPA, Lupwishi Mbuyamba
Le rêve d'Irène
Le rêve d'irène
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vendredi 27 novembre 2009
Ne me suis pas de près...
Les taxis de Ouagadougou sont très différents des taxis londoniens.
Le taxi londonien est noir, celui de Ouagadougou est vert. 
On entre facilement à 5 dans un taxi londonien...on entre à 9 dans un taxi ouagallais, c'est étonnant mais ça rentre quand même !
Dans un taxi londonien, on allonge ses jambes confortablement et on peut tranquillement regarder la route...
Dans un taxi ouagallais, on serre les jambes entre ses deux voisins, qui, eux, serrent aussi leurs jambes entre leurs voisins et on peut regarder la route défilée sous ses pieds, à travers le plancher !!!
Mais, il y a des similitudes…
Le taximen ougallais conduit à gauche comme son homologue britannique.
Sauf qu’ici, à Ouagadougou, la conduite est à droite !
Quand après avoir éviter de justesse un taxi qui venait en face de vous, vous montrez quelques signes d’énervements, celui-ci comme un vrai anglais montre un flegme très british en se foutant pas mal de votre peur !!!
Un article de la presse locale explique très bien cette conduite originale des taximens de Ouaga...
" Un conseil si vous circulez à Ouagadougou : Ne suivez jamais de près un
taxi.
D’ailleurs, certains taximen prennent le soin de mettre cet
autocollant à l’arrière de leur véhicule : « Ne me suis pas de près ».
La raison de cette mise en garde ?
Le conducteur de taxi ouagalais ne
voit ni les autres usagers, ni les panneaux de signalisation. Il a son
propre code de la route régi par la chasse aux clients.
En somme, il
n’a d’yeux que pour un éventuel client qui lui ferait signe de
s’arrêter. Et dès que c’est le cas, il braque sans tenir aucun compte
des autres usagers.
Bien sûr, le plus souvent il oublie de mettre en
marche son clignotant. Le peut-il dans une manœuvre aussi rapide et
inopinée ?
Ainsi de nombreux accidents surviennent du fait de ces
taximen qui n’ont aucun égard ni pour les règles de la circulation, ni
pour ceux qui les suivent. Au regard de la densification croissante de
la circulation dans la capitale, il devient urgent de trouver une
solution à cette situation..."
mardi 24 novembre 2009
Soit on est fetiche ou on est pas...
Lu dans la presse locale, une histoire de fétiche, déplacé par une société minière sud africaine, situé au nord de Ouagadougou...Un exemple du choc de la culture et de l'économie...
Depuis 3 ans, cette société minière est en activité sur les collines de Kalsaka. Cependant, depuis quelques temps, l’atmosphère est devenue lourde
entre la communauté de cette commune rurale et cette entreprise.
En effet au début du mois d’octobre, une rumeur a circulé que pour les besoins des travaux de la mine, le fétiche du village, le Naaba chaise, taillé dans le roc, avait été rasé.
" L’information sur la destruction ou l’enlèvement du fétiche de Kalsaka a commencé à se répandre au début du mois d’octobre.
Le fétiche appelé "Naab-chaise"
est un site rituel taillé dans la roche et qui a pris la forme d’un
trône, d’où cette appellation de "Naab chaise".
Le 17 octobre,
réunis à l’occasion d’une mission de la coalition Min’-alert, présidée
par Orcade, ils ont dit leur surprise, leur stupéfaction. Le chef de Kalsaka est malheureux, parce que, dit-il, "je suis le 10e roi qui
a hérité de ces lieux sacrés et c’est sous mon règne que cela arrive".
Un vieux notable présent est plus grave : "Si le
Kalsaka naaba ne peut pas faire ses sacrifices, comment les huit autres
chefs qui dépendent de lui vont-ils pouvoir faire les leurs, puisque
tout part d’ici ?"
La société
minière avait prévu un rayon de 100
mètres autour du lieu de culte et sa protection par un grillage afin de
permettre à la communauté d’y poursuivre ses rites.
Apparemment, cette promesse n’a pas été tenue. Les notables qui ont
rencontré les responsables de la mine et envoyé une délégation
constater les faits, exigent maintenant le retour de leur fétiche à sa
place avant toute discussion.
Les notables quant à eux, une fois la colère passée, pensent maintenant à leur peau. Selon certains d’entre eux cette profanation ne restera pas impuni si une solution n’est pas trouvée qui satisfasse les mannes des ancêtres."
Mais cette histoire fait beaucoup parler :
Un premier explique que "Bizarre cette histoire de fétiche qui disparait... Comment peut on déplacer un fetiche sans subir sa colére ? En tout cas j’ai été témoin dans l’ouest du Burkina lors de la construction, un bulldozer tomber subitement en panne parce que les travaux se déroulaient trop pres du sanctuaire d’un fétiche... Sois on est fétiche ou on est pas..."
Pour un autre, "Normalement le fétiche étant très fort, il devrait revenir tout seul à sa place et fouetter correctement ceux qui l’ont dérangé.Alors, pleurez maintenant car l’année prochaine vous aurez la sécheresse et vous n’aurez pas à manger, ni d’eau à boire, pour avoir été à la base du dérangement du fétiche et de vos ancêtres."
Et enfin, un dernier prévient "D’habitude dans des situations pareilles, ce sont les vieux du village qui commencent à mourir un à un, l’un à la suite de l’autre jusqu’à ce qu’on trouve une solution."
A Kalsaka, ils sont nombreux à ne pas comprendre l’attitude de la
société minière qui avait pourtant décidé de protéger le site d’en
faciliter l’accès aux notables pour pratiquer leurs rites ancestraux.
Simple méprise ou coup préméditer, les villageois pour l’instant ont
donné un ultimatum à la société minière de retrouver leur fétiche ou à
tout le moins ce qu’il en reste.
Les mauvaises langues disent qu’il y aurait une forte concentration de
minerai d’or à l’emplacement du site. C’est la raison qui aurait emmené
les responsables de la mine. Le délai donné à la société minière expire
le 20 octobre. Affaire à suivre.
samedi 21 novembre 2009
Une "au revoir la France" Molo Molo !
A la station de transport "Molo Molo"...
" mais c'est une 404 ? "
" Oui et c'est même une vraie "Au revoir la France "!!!
Ici, Il y a à peine plus de 200 000 voitures et près d'un million de deux roues !
une partie de ces voitures s'appelle des "Au revoir la France "...
Une "Au revoir la France ", c'est une voiture d'occasion venue de France ou d'Europe.
Il y aurait plus de 50 000 voitures particulières dont l'âge dépasse allégrement les 17 ans !
On voit qu'ici encore, le développement durable, on en parle pas seulement on le fait !

Si vous recherchez une deux chevaux, nous avons trouvé l'adresse !
samedi 14 novembre 2009
Ils sont fous ces nassaras !
La presse locale vient de relater deux faits divers qui ont eu lieu ce mois ci en France :
"Un homme de 62 ans a été retrouvé deux ans après sa mort à Poissy (dans les Yvelines) et une quadragénaire six mois après son suicide à Stains (en Seine-Saint-Denis) sans que personne ne s'inquiète d'eux pendant des mois voire des années..."
Ici, on n'arrive pas à comprendre...comment, dans un pays développé comme la France, des choses comme cela peuvent arriver ? C'est incompréhensible..."ils sont fous ces nassaras (blancs) !"
Mais, en fait, c'est quoi un pays développé, un pays civilisé, un pays moderne ?...
Et pourtant, l'Indice de Développement Humain(IDH) du Burkina Faso est un des plus bas du monde bien loin derrière celui de la France...
L'historien Fustel de Coulanges considérait que c'est le rapport de l'homme à la mort et à ses morts qui marque l'entrée dans l'humanité...
mercredi 11 novembre 2009
Couler un bronze en image !
Couler un bronze
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lundi 9 novembre 2009
Couler un bronze, pas si facile!
Le Burkina Faso, en dehors d'être un pays de prédilection des ONG, est aussi connu pour ses bronziers.
Eh bien! , il y en a 6 de plus!
En effet, 6 stagiaires assidus ont suivi les conseils avertis de Mahamadi à "Bonheur Ville" pendant toute la semaine et ont réalisé leurs premières oeuvres en bronze selon l'ancestrale technique du moulage à la cire perdue.
Le bronze est une école de patience et se décompose en 5 étapes.
1. le modèle : l'artiste modèle l'objet "désiré" dans de la cire d'abeille légèrement chauffée. Le "désiré" fut pour notre 1ère oeuvre un peu difficile à trouver mais chacun a pu "trouver son chemin" grâce à Mahamadi... voyez vous même la diversité de nos créations!
2. le moule : le modèle de cire est complètement recouvert de banco, mélange de crottin d'âne et de terre malaxée - un peu ragoûtant au 1er contact mais de la qualité du moule, dépendra le degré de figuration des détails alors! Ensuite, le moule est mis à chauffer pour récupérer la cire. Attention, ça chauffe les doigts!
3. la chauffe : le métal brut, bronze de récupération (vielles robinetteries), est mis dans un creuset, disposé dans un foyer en banco et est chauffé à une température de 300°.
4. le coulage : c'est l'opération la plus délicate et c'est Mahamadi qui est aux commandes. Le bronze doit être suffisamment liquide pour pénétrer facilement dans toutes les alvéoles du moule et en chasser l'air. Il faut à présent refroidir les moules et les casser avec un marteau : moment émouvant où chacun découvre son oeuvre!
5. Le polissage et le patinage : il faut maintenant gratter, limer, meuler et polir la pièce pour redonner au bronze son éclat doré. Elle sera ensuite nettoyée avec du sable et du citron et éventuellement patinée. Cette étape est la plus fastidieuse mais quel Bonheur d'admirer nos oeuvres exposées au soleil : voyez vous même le résultat!
vendredi 6 novembre 2009
L'après inondations du 1er septembre
Les inondations exceptionnelles du 1er septembre dernier avaient fait plus de 150 000 sinistrés et 25 000 maisons démolies. La plupart de ces maisons étaient situées sur des zones inondables...une bonne partie de ces zones sont appelées "non loties" en opposition aux zones appelées loties, dont les parcelles ont été attribuées et les voies tracées et qui bénéficient souvent de l'électricité et de l'eau.
On considère qu'il y a 2/3 de la superficie de la ville constituée de zones loties et 1/3 de zones non loties.
A Ouagadougou, plus de 60% des personnes habitent dans un habitat en banco (terre).
La ville s'étend horizontalement : il n'y a quasiment aucun étage et chaque année la ville augmente sa population de plus 60 000 habitants...
La stratégie est de s'installer en non lotis, d'attendre que la zone soit lotie, de vendre et d'aller s'installer plus loin dans un zone non lotie en attendant qu'elle le devienne. On considère qu'un hectare de non lotis va produire 4 hectare de lotis...
Ouagadougou, c'est 1.500.000 habitants sur 330 km2...à titre de comparaison, la superficie de Paris est d'un peu plus de 100 km2 !!!
Les inondations ont donc touchées fortement ces zones non loties constituées d'habitats en banco.
Le gouvernement a lancé un communiqué dans la presse pour annoncer les opérations de démolition des constructions situées dans ces zones inondables 
Le
Conseil des ministres en sa séance du 19 septembre 2009, a adopté un
décret portant réglementation des bandes de servitudes de canaux
primaires d’évacuation des eaux pluviales, des zones inondables
inconstructibles et des zones submersibles dans la ville de
Ouagadougou. L’adoption de ce décret fait suite aux inondations du 1er
septembre 2009 et à la menace permanente des changements climatiques.
Dans le cadre de son application, le gouvernement lance à partir du
jeudi 5 novembre 2009, la première phase d’une opération de démolition
des habitations dans les zones non loties concernées.
Cette opération concerne prioritairement les maisons d’habitation
totalement ou partiellement détruites par les eaux. Elle se déroulera,
dans les arrondissements de la ville de Ouagadougou, selon le planning
suivant :
du jeudi 5 au vendredi 13 novembre 2009 : les villages Lanoa Yiri et Balkuy dans l’arrondissement de Bogodogo ;
du samedi 14 au mercredi 18 novembre 2009 : les quartiers Kolog-Naaba, Ouidi et Dapoya dans l’arrondissement de Baskuy ;
du jeudi 19 au mardi 24 novembre 2009 : Nioko I et Kossodo dans l’arrondissement de Nongr-Maassom ;
du mercredi 25 au lundi 30 novembre 2009 : les secteurs 18 et 19 dans l’arrondissement de Boulmiougou ;
du mardi 1er au dimanche 6 décembre 2009 : les secteurs 20 et 22 dans l’arrondissement de Sig Noghin.
Le gouvernement sait compter sur l’esprit citoyen des populations pour le bon déroulement de cette opération.
mardi 3 novembre 2009
Même pas peur !
Même pas peur !!!
envoyé par OuagadougouNews. - Voyage et découverte en vidéo.


