Famille Raynouard au Burkina Faso

3 ans d'expatriation au Burkina Faso en famille

jeudi 30 juillet 2009

Interrutpion momentanée de votre émission

LeChat_D_part

Posté par raynoubene à 09:09 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 28 juillet 2009

Ma moto est gâtée

Ma moto est donc gâtée...Voilà une expression bien d'ici, où il existe une vraie inventivité de mots français.

Elle signifie simplement que ma moto est en panne.

Je pars donc à la recherche d'un garagiste...

ca y est, je viens d'en trouver un qui a l'air très bien...

Garageespoir2

GaragedelEspoir




Eh bien ! j'ai eu raison d'avoir de l'espoir...

ma moto n'est plus gâtée !

Posté par raynoubene à 04:20 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 26 juillet 2009

Opération "CANIVEAU"

Ce matin, sur mon bureau, une note me convoque demain à 7h30 pour l'opération "CANIVEAU"...
Op_rationCaniveau5
Le lendemain, je suis à Bogodogo, arrondissement de Ouagadougou. Devant moi, des hommes à l'aide de barre de fer soulèvent des blocs de béton. La population et les associations sont venus nombreuses pour participer à ces travaux d'intérêt général.

Et les agents de la mairie ont donc aussi été invités à mettre la main à la pâte.

Les blocs se soulèvent enfin. En dessous, c'est le caniveau, qui depuis sa création n'a pas été nettoyé...

Il y a près d'un mètre de terre accumulé d'où ressortent un certain nombre d'objets, pneus, boites de conserves, plastiques, etc...

MasqueGrippe3Tout le matériel a été prévu, mais il n'arrive pas tout en même temps. Les pelles et les pioches sont déjà là. Certains les prennent et descendent dans le trou...Moi, j'avoue, je préfère attendre l'ensemble de la tenue de combat !!! A 8h, arrivent les masques...non ! non ! ce n'est pas contre la grippe A !!!

A 8h30 arrivent les bottes et à 10h30 les gants. C'est bien, car à 10h30, le soleil est haut et ses rayons tapent forts ...il fait au moins 35°c..

Et, hop ! on descend dans le trou...Ca s'enfonce, mais ca ne sent pas mauvais...

La chaleur devient de plus en plus grande et encore plus avec les dizaines de personnes qui piochent comme des dingues...Et pendant que tout le monde tape le sol, le soleil, lui, tape aussi...et pourtant, tout le monde continue...Quelle énergie et quelle patience !

Je demande : "et c'est encore loin ?" On me répond ! "non ! non ! c'est là bas le bout"

En fait, il y a 5Km de caniveaux !!!

Et cette opération a lieu tous les samedis jusqu'au 11 octobre !!!

Voilà, une idée à reprendre en France pour mobiliser les fonctionnaires et les usagers !!!

Op_rationCaniveau8

Comme je rentre cette semaine en France, je trouverai bien là bas quelques caniveaux à me faire pour ne pas perdre la main !!!

Posté par raynoubene à 12:10 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 23 juillet 2009

Burkina bè ou burkinabais ?

uneJDJ

Dessin humoristique de la visite du Ministre français de l'immigration, Brice Hortefeux venu signer une convention sur l'immigration entre les 2 pays et qui a parlé des burkinabais.

En fait, quel est l'accord du mot burkinabè ?

En fait, en Afrique, on accorde pas le genre et donc on dit : burkinabè et non burkinabais qui au féminin ne serait pas poli du tout !

Posté par raynoubene à 05:43 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 20 juillet 2009

Les filons du désespoir

Plusieurs mines d'or ont été découvertes au Burkina et bientôt sera exploitée l'une des plus grandes mines d'or d'Afrique, la mine d'Essakane dotée de 120 tonnes. Si, c'est une chance économique, c'est aussi un lieu de tragédies...

Or, aujourd'hui, la saison pluvieuse a débuté, période où les risques d'éboulement sont les plus importants.

eboulementMinedOrCes derniers temps déjà, trois orpailleurs ont trouvé la mort par suite d'éboulement. En février dernier, quatre chercheurs d'or ont aussi perdu la vie dans les mêmes circonstances. Déjà en août 2008, trente-quatre corps sans vie avaient été exhumés des décombres de la mine d'or de Boussoukoula dans le sud-ouest burkinabé.

Dans la mine désaffectée de Poura, deux effondrements, survenus, l'un en juillet et l'autre, en août 2006 ont causé le décès d'au moins une vingtaine de personnes. La même année à Kyon, dans le Boulkiemdé, le site aurifère d'Epara a mangé, comme on le dit ici, deux personnes.

Derrière ces accidents, souvent le comportement suicidaire dû à la pauvreté, mais aussi les mesures de sécurité autour de certaines zones aurifères non appliquées, qui transforment les trous creusés pour chercher le précieux métal en caveaux collectifs pour tous ceux qui s'y aventurent...

Comportement qui rappelle un peu celui de ces Africains qui, pour fuir la misère dans leurs pays, tentent de rejoindre l'Europe à bord d'embarcations de fortune. Bien que ces traversées se soldent le plus souvent elle aussi par des tragédies. 

Comme me disait l'autre jour, un cireur de chaussures, qui s'acharnait à les faire briller devant moi pour 25cfa (4 centimes d'euros) " Un jour, j'irai en Europe"...

Posté par raynoubene à 04:10 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 17 juillet 2009

Comme dans les banlieues...

La réunion avait commencé depuis une demi heure quand tout à coup quelqu'un est entré dans la pièce en criant : "Rood Woko brulé"

Petit flash back : Rood Woko, c'est le grand marché de Ouagadougou, qui avait brulé en 2003 et qui vient d'être entièrement refait grâce à l'Agence Française de Développement et inauguré le 16 avril dernier.

Nous sortons tous en courant du bâtiment...dans le ciel, une immense fumée noire....cette fumée est bien au dessus du Grand marché...

Du bâtiment d'en face, le maire sort suivi de ses gardes du corps. Ils foncent tous vers Rood Woko....

ObsRoodWoko

En fait, suite à la mort d'un jeune homme, écrasé par un camion alors qu'il tentait d'échapper à un policier municipal pour avoir violé un ses interdit.

Les gens ont commencé à se regrouper et à partir vers Rood Woko pour régler son compte au policier municipal, qu’ils accusent d’être responsables de la mort du jeune homme.


Arrivée là bas, la foule nombreuse, s'en est pris aux mobylettes des agents et aux guérites qu'ils ont détruites puis brûlées.

De loin, ces volutes de fumée, qui s’élevaient au-dessus du ciel ont fait pensé à tout le monde à l'incendie du Grand marché du jeudi 27 mai 2003.

Déjà, il y a de cela deux semaines, des problèmes avaient eu lieu entre un commerçant et un policier . Il y  avait eu là aussi des destructions de barrières fixées aux entrées et aux sorties des zones piétonnes autour du marché.

Rapidement sont arrivés la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) et des gendarmes qui à l'aide de gaz lacrymogène ont commencé à disperser la foule.

Lu dans la presse locale :

" Les casseurs opèrent par moment un repli tactique en se réfugiant dans les stations d’essence alentours, convaincus que les forces de sécurité et de défense n’oseront pas venir jusque-là sous peine de provoquer un incendie autrement plus grave. Pendant ce temps, le corps du jeune gisait dans un bain de sang, sous le camion, au beau milieu de la voie, à la merci des badauds puisqu’il n’était sommairement couvert que par un morceau de cartonEmeutesRoodWoko

Les sapeurs-pompiers sont arrivés sur les lieux, mais ils ne pouvaient extirper le cadavre qu’après les constats d’usage. L’exposition de la victime aux passants ne faisait que raviver la tension et de grossir le rang des manifestants. Il a fallu d’autres renforts pour maîtriser quelque peu la foule enragée afin d’éviter le pire.

Espérons que les commerçants sauront mettre balle à terre et laisser l’affaire entre les mains des autorités. D’ailleurs, on pouvait lire sur la moto du jeune homme écrasé un autocollant qui dit ceci en mooré : “Sougré Soaba, y a Wennam zoa”, c’est-à-dire celui qui sait pardonner est l’ami de Dieu. Sans doute a-t-il déjà pardonné dans son repos éternel ceux qui sont responsables de sa mort."

Posté par raynoubene à 06:35 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 13 juillet 2009

Ah ! ca ira, ça ira, ça ira...

14 juillet à Ouagadougou : Va falloir mettre la veste et la cravate sous 40°...

14Juillet_copie

Posté par raynoubene à 07:19 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 9 juillet 2009

La Tontine

epicesLe secteur économique est spécifique, car on y trouve à côté d’un secteur formel une économie parallèle échappant aux règles financières officielles : le secteur informel. Ce n’est nullement du travail au noir. D'ailleurs, il existe la CSI qui est la Contribution du Secteur Informel, un impôt que paient les personnes ayant une activité dans le secteur informel et qui correspond à environ 10 000 CFA par an (15€)

Confrontés à la quasi inexistence de systèmes officiels de sécurité sociale ou d’assurance incluant l’ensemble de la population, les individus sont amenées à mettre en place des moyens originaux. L'un d'eux est la tontine.

La tontine est souvent mis en place au sein d’une association ou d’un regroupement de femmes. Chaque personne cotise à une date régulière et le capital (monétaire ou non monétaire) ainsi constitué est redistribué à tour de rôle aux membres de la tontine.

Elle est généralement fondée sur une base: ethnique, de secteur d’activité, d’origine géographique, ou du lieu de résidence... Ainsi, au lieu de thésauriser son argent chez soi ou chez un proche parent, la personne décide d’en remettre régulièrement une somme dans une "caisse épargne" gérée par un trésorier de la tontine. Cette somme est récupérée à un moment donnée par un des cotisants.

On m’a donné comme exemple, la tontine d'une dizaine de petites commerçantes de tomates qui cotisent 1000 FCFA (1.5€) par jour auprès d’une des leurs qui joue le rôle de trésorière. A la fin de la semaine ou du mois, à tour de rôle chacune reçoit l’ensemble des cotisations avec lequel elle pourra soit d’agrandir son fonds de commerce, soit d’acquérir des biens de consommation.

La tontine, en favorisant l’épargne, permet de mettre en place les bases d’une économie solidaire.

Pour des populations qui n'ont que de petites sommes et sont de ce fait peu courtisées par les banques, se tourner vers les tontines devient une nécessité. La masse monétaire qui y circule est telle aujourd’hui que de nombreuses études d’économistes suggèrent à les Etats intègrent ce système original dans leurs politiques économiques.

Mais, rendre officiel ce type de système ne va t il pas dans le même temps le faire disparaitre ?

Posté par raynoubene à 04:46 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 6 juillet 2009

Pour ceux qui se demandent ce que je fais à Ouagadougou !

Le maire de Ouagadougou a présenté le résultat des opérations menées par la police municipale au cours du 1er trimestre de 2009.

FredBoissons2Il s’agit de saisies de médicaments de la rue, de produits contrefaits et périmés (biscuits) et de boissons frelatées.

le bilan détaillé des saisies est le suivant :

- 808 bouteilles de liqueur (frelatée)
- 373 bouteilles de jus (périmés)
- 1 lot de liqueur en sachets (frelatée)
- 71 cartons de biscuits (périmés)
- 3 cartons de mosquito "Sama" (contrefaite)
- 39 tubes de pâte dentifrice "Close Up" (contrefaite)
- 1 bac plein de produits prohibés (médicaments de la rue)

Sur la photo ci dessous, le principal suspect devant son butin :

FredBoissons

Posté par raynoubene à 04:43 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 3 juillet 2009

Mort vivant à Ouagadougou !

Cimeti_reGoughin2Les cimetières de Ouagadougou sont en mauvaise état. Les murs de clôture sont détruits car des gens prennent les briques pour construire leur maison.

D'ailleurs, beaucoup de gens enterrent encore leurs morts au sein de leur parcelle. Déjà plusieurs fois, à Ouagadougou, nous avons été invité par des burkinabè et avons à chaque fois été surpris de voir une tombe au milieu du jardin.

Mais le plus étonant c'est ce qui se passe autour des cimetières, comme le relate cet article tiré de la presse locale.

" Décidément les délinquants sont prêts à toutes les extrémités pour dépouiller leurs victimes. Tenez-vous bien ! La scène, digne d’un film de Dracula, s’est passée dans un quartier à l’est de Ouagadougou. Et comme par hasard, elle a lieu dans un maquis qui est face à une réserve dans une zone pas très loin d’un cimetière. A cet endroit, aimaient venir boire de jeunes hommes prospères, propriétaires de motos à la mode, notamment le modèle « Crypton » et cette autre monture appelée familièrement « C’est le moment ». En ces lieux donc, deux comparses ont trouvé un stratagème pour faire leur basse besogne. L’un d’eux s’est dévêtu et s’est entièrement couvert le corps, y compris la tête, d’une bande de tissu d’une blancheur immaculée, à l’image du tissu utilisé comme linceul par les fidèles musulmans.

Ensuite, il s’est badigeonné de mercurochrome, avant de se diriger vers les clients, avec cette démarche caractéristique des zombies.

Quelle ne fut donc la frayeur des convives, qui bavardaient fort, de voir sortir de la pénombre cette effrayante apparition. D’abord tétanisés, l’instinct de survie leur dicta de prendre la clé des champs sans autre forme de procès. Tout ce beau monde s’est donc enfui sans demander ses restes, y compris le serveur du jour.

C’était en effet l’objectif recherché par les deux astucieux voleurs. Les propriétaires des engins étant loin, l’acolyte habillé normalement s’empara d’une monture de son choix, la démarra avec force et se fondit dans la nuit, avec le « mort-vivant » juché derrière lui."

Posté par raynoubene à 05:43 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1