Famille Raynouard au Burkina Faso

3 ans d'expatriation au Burkina Faso en famille

mardi 30 juin 2009

Fin du Monde?

Fin du Monde?
Vidéo envoyée par OuagadougouNews

Il fait beau sur Ouaga... et tout à coup, c'est comme la fin du monde...

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samedi 27 juin 2009

Les éboueurs de la ville...

VautourPoubelleOuagadougou produit 300 000 t de déchets par an. Comparée à Lyon, qui a la même population et ses 1,5 millions de tonnes, la production de déchets est bien moindre. C'est vrai que beaucoup de déchets sont recyclés par la population et un certain nombre sont aussi recyclés par les vautours...

On vous a déjà parler des vautours. Ils ont un rôle important de nettoyage de la ville. Ils sont souvent par deux, postés sur le haut d'un lampadaire. Mais, ils doivent attendre que les degrés de chaleur montent, car ils sont tellement lourds qu'ils n'arrivent pas à s'envoler.

Il est très typique, le vautour de Ouaga, avec sa tête chauve, ses larges ailes. Il a un long cou chauve qui lui sert à atteindre l'intérieur de la charogne !!!. et il peut vivre 20 ans !!!.

IL émet une sorte de croassement quand il est près d’une carcasse. Mais il peut lancer des glapissements quand il se dispute avec d’autres vautours pour la nourriture.

Un article de la presse locale sur la commune de Kaya, située non loin de Ouagadougou, s'inquiète sur le devenir de ces jolis bestioles, car leur nombre baisse dangereusement...                                 

Lu dans la presse :

Vautour3"En dehors des brochettes et des produits de la maroquinerie, ce qui attirait l’attention des visiteurs de Kaya, ce sont bien les vautours. Tellement nombreux, ils côtoient les hommes tels des oiseaux de la basse cour. A l’abattoir et dans les boucheries ils sont là toujours prompts à débarrasser les mauvais morceaux de viande jetés. Dans les quartiers, la charogne est vite enlevée préservant la population de la puanteur.

Malheureusement, ces derniers temps, l’effectif de ces oiseaux diminue d’une manière inquiétante. Un confrère d’une radio de la place a fait la juste remarque et avait tiré la sonnette d’alarme. Les griffons sont menacés d’extinction. Après le commerce de la ferraille qui a permis de nettoyer la ville, des commerçants d’un genre nouveau ont fait leur apparition. Ceux-ci se sont livrés à une chasse sans merci aux vautours pour exporter semble-t-il leur chair dont la demande est forte. La municipalité de Kaya ainsi que les services de l’environnement se doivent de pendre des mesures idoines pour préserver cette espère dont le rôle dans l’assainissement de la ville n’est plus à démontrer."

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mercredi 24 juin 2009

Les étalons et les éléphants

Burkina Faso - Côte d'Ivoire
Vidéo envoyée par OuagadougouNews

Depuis une semaine, les drapeaux de Burkina Faso fleurissent dans toute la ville. Des mobylettes, taxis, camions et même ânes sont décorés aux couleurs du Burkina.

C'est qu'il y a le match des Etalons du Burkina contre les Eléphants de Côte d'Ivoire.

C'est un match comptant pour la 3eme journée des éliminatoires combinées CAN - Coupe du monde 2010.

La FIFA a classé ce match comme à haut risque....

Un marché noir s'est mis en place rapidement durant la semaine. Ainsi, les tickets de 500 FCFA sont revendus à 2 000 FCFA, ceux de 1000 FCFA à 4500 FCFA et les tickets de 10000 FCFA à 15000 FCFA.

Bien que l'on m'offre des places dans la tribune d'honneur, je choisis d'aller dans les tribunes avec le peuple. Quitte à voir un match de foot, allons le voir avec le public burkinabè.

Le match est à 18h. je pars en moto pour arriver à 17h. Difficile de traverser la ville, car ce sont des dizaines et dizaines de mobylettes avec des drapeaux, des gens qui sifflent avec leurs sifflets, des piétons dans tous les sens, pas facile de trouver son chemin. à 500 m du stade, tout le monde s'arrête. Un barrage de flic empêche tout le monde de continuer. Il faut prendre les six métres sur les côtés.

D'immenses parkings à mobylettes sont installés. Je gare ma moto et continue donc à pied vers le stade. Des maquis ont été installés tout le long du chemin avec d'énormes enceintes qui crachent de la musique.

Enfin! devant le stade. Mais je ne suis pas seul. Nous sommes plusieurs centaines à tourner autour du stade. les portes sont fermées et à l'intérieur, on entend les suporters chantaient. Le stade doit déjà être plein.

Mais, ce qui est étonnant, c'est qu'on a tous des billets et qu'on les a payés....il doit y avoir eu surbooking !

Tout à coup, quelqu'un crie, "ils ouvrent la porte numéro 3"...c'est l'affolement tout le monde court.

Le temps d'arriver la porte est déjà fermée. Un deuxième crie alors, "la porte 18, ils ouvrent la porte 18" et nous revoilà, dans l'autre sens à courir...mais, bien sûr en arrivant la porte est déjà fermée.

Je commence à me dire que je vais rentrer mais, ici, c'est l'Afrique et faut toujours se dire "ca va aller" 'y a pas de problème" et en effet, un policier municipal que je connais m'appelle et me montre une grille  "grimpe par là et va vers la porte 6". on est une dizaine à grimper et on arrive devant la porte 6 et oh! miracle, on nous ouvre la porte. je me faufile et monte dans les tribunes.

SANY0015Je suis entre la tribune de la Côte d'Ivoire et celle des burkinabè...quelle ambiance ! ca n'arrête pas de chanter , danser et c'est à celui qui criera le plus fort...

Juste avant le fin, pour éviter la cohue, je tente de sortir...impossible...les portes ont été condamnées et servent de pissotières !!!

je cherche une autre porte...encore une pissotière...une troisième...c'est aussi une pissotière, mais elle est entrouverte...je me faufile les peids dans une rivière d'urine et je sors enfin...

Résultat du match : 2 pour le Burkina, 3 pour la Côte d'Ivoire

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lundi 22 juin 2009

La Fête du Papou

La Fête du Papou
Vidéo envoyée par OuagadougouNews

Clip "les Papous" : la pluie est enfin arrivée sur Ouagadougou. c'est la fête des pères et les filles ont préparé un clip

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dimanche 21 juin 2009

Comment nettoyer sa maison rapidement avec Madame Propre !

Nous marchions tranquillement dans la forêt au Ghana quand soudain..un cri...

SANY0116"ah! des fourmis !!!

Oui ? et alors ?..."les petites bêtes n'ont jamais mangé les grosses bêtes"

Le temps que chacun réagissent et comprennent ce qui se passait, nous étions tous à sauter sur place et en gesticulant...

Au bout de 5 minutes, la gesticulation de chacun était complétée de cris...

En fait, nous étions passés au travers d'un "régiement " de fourmis légionnaires, appelées aussi Magnan qui nous avaient attaqué et nous étions carrément en train de nous faire dévorer tout crus....

Et quand on dit "attaqué" c'est vraiment une attaque car ces fourmis sont montées sur chacun de nous et se sont mis à nous mordre partout, des pieds à la tête à travers les habits, les chaussettes et les slips !!!

On a appris par la suite que certaines tribus d'Afrique utilisent ces fourmis Magnan et lefourmilgionnairedorylusurs pinces qui mordent pour faire les points de suture !!!

En plus, lorsqu’elles traversent un village, celui-ci doit être évacué. Cependant, avant de partir, les habitants laissent les portes ouvertes car ces fourmis nettoient rapidement la maison de toute vermine, des rats et des cafards !!!

D'ailleurs, ces fourmis légionnaires dévorent davantage de chair animale dans la savane que les lions, les hyènes ou tout autre carnivore !!!

NDLR : pour celles ou ceux qui souhaiteraient qu'on leur ramène de ce produit miracle, n'hésitez pas on prend les commandes pour cet été...

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jeudi 18 juin 2009

Un maquis à Lyon

GdeMarionnetFêtes de Juin à Villeurbanne aux couleurs du Burkina Faso. Un maquis sera même installé pour venir boire une Flag...

Pour ceux qui auront la chance d'y aller, voici le programme :

Ce soir à 19h15 sur l'avenue Henri-Barbusse à Villeurbanne, Défilé des grandes personnes.

Dans le village de Boromo, à l'ouest de Ouagadougou, on voit les choses en grand. En très grand même. Ici, les marionnettes – fabriquées à partir de matériaux de récupération – mesurent quatre mètres de haut. Habituée des spectacles déambulatoires dans toute l’Afrique de l’Ouest, la compagnie des Grandes Personnes d’Afrique, débarque cette année à Villeurbanne.

le 20 juin à 20h30 au Square de la Doua toujours à Villeurbanne, Alif Naaba.alifnaaba

Né à Koudougou, en 1982, Alif Naaba est la figure montante de la musique du Burkina. Ses premières armes, il les fait dans le hip-hop et le reggae, avant de partir s’installer à Abidjan où il se retrouve très vite pris dans la rafale de l’activité musicale de la capitale de Côte d’Ivoire, que ce soit en tant qu’organisateur de festivals (Dumba Festival en 2000) ou comme musicien. De retour au Pays des hommes intègres, Alif Naaba – qui chante en mooré, la langue nationale du Burkina Faso - développe un style empreint des différentes grandes figures de la musique moderne africaine (Youssou N’Dour, Baaba Maal, Angélique Kidjo), puisant également dans les folklores de diverses régions du continent.

VDemeEt enfin le 20 juin à 22h00 Parc de la Commune de Paris, Villeurbanne, Victor Démé dont on vous a déjà parlé.

Une révélation âgée de 46 ans, qui songeait arrêter définitivement la musique. 30 ans de carrière à éclipses au sein d’obscurs orchestres oeuvrant dans les maquis de Côte d’Ivoire ou de son Burkina Faso natal. Le résultat ? éblouissant : voix prenante de griot mandingue, guitare limpide, réminiscences de la bossanova brésilienne, de la Morna capverdienne, du boléro cubain, du folk américain… L’Afrique éternelle et l’Afrique ouverte sur le monde.

      

 

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Petit conseil pour mettre l'homme sous tension

Lu dans la presse locale, de notre conseil du Conseiller conjugal préféré :
ConseillerConjugal
"Les femmes savent mieux que quiconque ce qui peut mettre l’homme sous tension et elles l’exploitent au maximum.

Après le repas et quelques moments d’échanges, quand l’homme se retire dans la chambre, la femme sait pertinemment ce qu’il concocte.

Et que fait-elle ? C’est le moment qu’elle choisit pour mettre de l’ordre au salon et cela dans les moindres détails. Après le salon, elle ira visiter la cuisine et on entendra les bruits de casseroles. Elle y restera longtemps. Et quand elle se résigne à regagner la chambre, elle trouvera d’autres choses à faire. Certaines femmes sous prétexte qu’elle n’ont pas sommeil vont se mettre à tricoter.

Toutes ces prétendues occupations n’ont qu’un seul objectif : mettre l’homme sous tension.

Et très souvent ils le sont. Et quand, elle n’a plus de raison pour garder l’écart et qu’elle se couche, au moindre geste du mari, elle répondra : “Je suis fatiguée, je veux dormir!”.

Et voilà comment on prépare de mauvais lendemains. Cet homme se réveillera plus tôt que d’habitude, s’empressera de quitter le lit (que gagne-t-il à y rester ?) et se précipitera pour partir au service. Et là, la journée est gâtée pour tous et pour chacun."

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lundi 15 juin 2009

un accrochage sans accrocher

A maintes reprises, nous avons évoqué la conduite un peu sport à Ouaga qui est d'abord la ville des deux roues. Les quatre roues ne sont pas prioritaires, loin s'en faut!

MobyletteDe bon matin, je m'en vais donc prendre un "6 mètres" (voie en latérite non bitumée) bien abîmé. Le seul côté praticable étant le gauche, je prends donc à gauche mon virage et reste sur la voie de gauche. J'aperçois au loin une mobylette venant en face - mais d'habitude chacun se croise sur les 6 mètres par ajustements mutuels et personne ne pense à faire respecter le code de la route. Et bien, je suis tombée sur un motocycliste en tenue de gardien qui lui avait décidé qu'il était dans son bon droit et qui continuait sa voie comme s'il ne me voyait pas. Je m'arrête (sachant que la vitesse moyenne est entre 20 et 30) mais lui ne s'arrête pas et finit par freiner (je ne suis pas sûre qu'il avait des freins en fait), glisse sur la latérite et tombe sur le côté à un mètre de la voiture. J'ai à peine le temps de sortir qu'il m'agresse verbalement en me demandant où est ma droite? Je lui réponds calmement qu'effectivement je roule sur la voie de gauche... et pour cause... mais que normalement on pouvait se croiser sans problème et que je n'ai pas compris pourquoi il n'a pas ralenti plus tôt.

Sur ce, je suis déjà entourée d'une dizaine de gardiens de la rue qui palabrent en mooré, l'un qui sort un papier et un stylo... et là je sens que la femme blanche ne va pas s'en sortir indemne.

Très calmement, je m'inquiète de la blessure du motocycliste (il grimace comme s'il était amputé d'une jambe) et m'aperçoit alors que le pantalon n'est même pas déchiré et qu'il a ce que l'on appellerait chez nous "un petit bobo". Je lui propose alors de venir à la maison avec moi afin que je le soigne (et me dégage de la horde de gardiens pour l'amener sur mon territoire) - là il commence à être moins sûr de lui - et qu'on va regarder ensemble les dégâts de sa mobylette (j'ai déjà identifié que seul le clignotant est cassé sur une moto déjà bien "fatiguée"). En 3 minutes, nous sommes à la maison, je le fais assoir dans la cuisine et là il perd toute contenance devant Justine (notre employée de maison) quand il doit lui montrer sa blessure. Justine sourit en cachette en voyant le "bobo".  Il a le droit à un peu d'éosine et c'est parti pour constater les dégâts de la mobylette... que je fais attester par notre gardien et Justine. Je lui dis - toujours en souriant - "je ne vais pas remettre votre moto à neuf, on est bien d'accord, je vous paie le clignotant, l'acide qui a coulé de la batterie et c'est bon. Je lui fais alors confiance et il repart... pour revenir un peu plus tard avec une facture de 4,50€. Correct ce monsieur... on se quitte et je lui dis "je ne vous dis pas à la prochaine!!!.
La même histoire il y a un an et bien ne serait sûrement pas passé comme cela : je me serais énervée ou me serais faire complètement fait avoir... par la horde des gardiens... comme quoi un peu d'expérience du pays aide bien!   

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vendredi 12 juin 2009

Ne coupez pas !

CentraleSonabel4Nous sommes début juin et la température ne baisse pas 35° à 7h, les pluies n'arrivent pas...

Conséquence : le nombre de coupures d'électricité augmente. Il n'y a que deux centrales au fuel pour toute la ville de Ouagadougou et son million et demi d'habitants. Ceux qui ont les moyens enclenchent leur groupe électrogène, mais pour la grande majorité, c'est la coupure.

Au bureau, vous commencez une réunion dans une salle, vous êtes dix mais il y a la clim et tout à coup l'électricité s'éteint. Non seulement on se retrouve dans le noir mais en plus la clim s'arrête...A peine 5 minutes après, on est en nage et vous ne savez plus si c'est votre sueur que vous sentez ou celle des tous vos voisins.

En plus s'ajoute les coupures d'eau,...

les coupures de téléphone et d'internet. Naturellement c'est aujourd'hui que l'on doit envoyer un dossier super important à Lyon et tout à coup, plus rien. Là haut au nord, on les entend déjà dire "mais ils sont jamais connectés au sud, ils foutent rien !". Alors que si vous saviez comme on travaille pour avoir des résultats : courir après l'électricité dans la ville pour passer un mail, réceptionner la réponse, imprimer un document et le dupliquer!!!! on se guide en fonction des feux tricolores qui fonctionnent : s'il y a un feu en marche, et bien, c'est qu'il y a de l'électricité dans le quartier... alors, auprès de qui ou où on va pouvoir récupérer ce fameux document?

en fait, les délestages (coupures en français) s'organisent en groupes (secteurs). Selon le groupe, vous êtes coupé (disons le franchement) de 8h à 15H, ou de 15H à 23 h ou de 23H à 8h etc... sauf que parfois vous changez de groupe sans le savoir donc... par exemple, une voisine était de 8 à 15... enfin 15h, ça remarche! youpi... 5mn après, ça s'arrête, ça dure... elle téléphone à la Sonabel (Société nationale d'électricité) et elle apprend qu'elle a changé de groupe et qu'elle est maintenant de 15 à 23H... elle attend avec impatience 23H pour savoir si elle va encore changer de groupe à partir de 23H et enchaîner ainsi les rotations... vous me direz, vous bienpensants, après 23H c'est moins grave... et la clim vous y avez pensé quand il fait 35° la nuit!!!!!

A l'école, ce n'est pas mieux : nos chérubins sont 30 dans une classe surchauffée... et plus d'eau à la fontaine! Pour les examens, le lycée français - comme d'autres centres d'examens nationaux - vont peut-être pouvoir compter sur les bonnes grâces de la Sonabel ...

Le quotidien est difficile sans électricité, sans eau, sans téléphone et sans internet! on apprend à apprécier le confort dans ces conditions, on vous le dit! 

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mardi 9 juin 2009

Crise financière et 2éme bureau

Repas avec des amis burkinabès.

L'un d'eux se met à raconter l'histoire d'un copain marié, qui a un 2éme bureau. Ici, il est courant d'avoir ce que l'on appelle un 2éme bureau et voire un 3éme bureau. Non ! ce n'est pas plusieurs boulots, le 2éme bureau, c'est ce qui correspond à la maitresse.

Donc, ce copain était bipé par son 2éme bureau. Biper, c'est téléphoner et raccrocher tout de suite. Ce sont surtout les femmes qui bipent. il est incorrect pour un homme de biper une femme.

A chaque fois, que ce copain est bipé par son 2éme bureau, il dit à sa femme, "Oh la la, une urgence, il faut que j'aille chercher Mr X à l'aéroport, j'avais complétement oublié" et il partait en fait retrouver sa copine.

Cette histoire dure plusieurs mois et sa copine finit par attendre un heureux évènement. Le copain continue d'aller chercher de Mr X à l'aéroport et retrouve sa copine et son fils. Mais, avec le temps, il rencontre un 2éme avion...et voilà, le copain avec un 2eme bureau, qu'il délaisse et un 3éme bureau qu'il retrouve de plus en plus souvent. Au bout d'un certain temps, le 2éme bureau a de moins en moins de gombo (de l'argent) et part chez son amant lui en réclamer.

Elle frappe à la parte du domicile de l'amant et tombe nez à nez avec la femme de celui ci...Plusieurs heures plus tard, le mari rentre un peu emmeché de l'aéroport. IL ouvre la porte et voit sa femme.. et derrière elle, le fils de son 2éme bureau qui regarde la télé....

Il est bouche bée...

et sa femme de lui dire : "tu as vu le petit navion ?"

BD

Ces histoires de 2éme, 3éme bureau sont donc courantes, mais avec la vie qui augmente, "la vie chère" comme on dit ici, ça se complique comme le décrit cet article du Conseiller conjugal attitré d"un journal local.

 

ConseillerConjg_copie" Beaucoup de bruits, de tintamarres... bruits de casseroles et de marmites vides appuyés par des gérémiades : nous avons faim. Les femmes ont tenu le pavé haut en cette deuxième journée de grève avec à l’appui des marches à travers les artères des villes suivies de meetings.

Oui, la vie chère et personne ne dira le contraire. On a faim et c’est aussi vrai. Mais de l’arbre et de la forêt, qui cache qui ? Pendant cette période chaude (au propre comme au figuré) je me suis fait le plaisir d’écouter bien de personnes, hommes comme femmes.

De nos entretiens, il est ressorti que la situation de vie chère dans notre pays, les appréciations sont diverses et même quelquefois contradictoires. Jugez-en vous-mêmes.

Madame K. A. est une de nos habituées. Un soir qu’elle est venue nous rendre visite, nous avons échangé sur les conséquences de la vie chère. Moi, j’ai dis que cela va jouer beaucoup sur la cohésion des ménages. Et à notre visiteuse d’un soir de répliquer qu’à quelque chose malheur est bon. Elle s'en explique :

- "Maintenant que tout est devenu cher, j’ai maintenant mon homme à la maison. Lui qui ne rentrait pas avant vingt trois heures complètement saoul, à présent au plus tard à dix neuf heures, il est là, assis sagement et prenant le temps d’aider les enfants à faire leurs devoirs. Tout a changé. J’ai maintenant un mari et les enfants ont leur père. Bénie soit la vie chère ! Nous avons maintenant le temps de parler de nos problèmes communs et de rechercher ensemble les solutions. Comme il n’a plus d’argent pour "vadrouiller", il pense maintenant à nous".

Vie chère... harmonie conjugale restaurée ! Cette femme, comme elle le dit, a récupérer son mari que l’abondance et la vie facile lui avaient arraché. On comprend qu’elle exulte de joie. Pour elle donc, son mari passe avant tout, quand bien même la vie est chère. Et que pense-t-elle de l’augmentation des salaires à hauteur de 25% qu’exigent les syndicats ?

Voici ce qu’en dit madame K. A. "Le principe est bien et je suis pour. Mais la question que je me pose est de savoir ce que nos maris vont faire de ces 25%. Serait-ce pour eux l’occasion de multiplier les copines et d’augmenter la consommation d’alcool ? J’ai bien peur que cette augmentation ne conduise même certains maris à se décharger complètement et mettre toutes les défenses du ménage sur les épaules de leurs épouses salariées. Pour moi le problème ne se situe pas au niveau de la masse du salaire ; peu ou beaucoup, à quoi sert-il" ? En fait, c’est là que se situe le problème. Homme ou femme, que fait-on de son argent. La vie est chère, c’est une réalité. Les prix ont grimpé de façon exponentielle ; riz, huile, farine, tomate, etc. ; mais aussi l’entretien des maîtresses et autres "filles de joie". De cela, on ne parle pas et pourtant...

Prenant uniquement le cas de Ouagadougou, il suffit d’emprunter certaines rues et voir l’affluence dans les maquis "à ciel ouvert" et il y a de quoi se demander comment se vit la vie chère. Les tenanciers des maquis et des bars continuent de faire de bonnes affaires. Monsieur Z. D. a dit haut et fort que même si la vie devenait plus chère qu’elle ne l’est présentement, ses quatres à cinq bières seront toujours à portée de main et d’ajouter : "ma femme sait bien que je l’aime, mais elle sait aussi que de temps à autre je vais voir ailleurs et j’y mets le prix". La vie est chère mais nous l’enchérissons aussi et nous nous montrons incapables de changer nos habitudes avec des revenus qui eux, stagnent. La sagesse nous enseigne que "quand on a qu’une lance, on ne s’en sert pas contre un léopard".

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