mardi 28 avril 2009
Rood woko
27 mai 2003 un incendie ravageait le Grand Marché central Rood Woko.
A cette époque, 5000 commerçants occupaient de manière anarchique ce marché qui avait alors une capacité de seulement 2604 places...
La réhabilitation a été officiellement lancée le 27 août 2007.
L'originalité du projet est notamment que sur les 5 milliards de CFA du projet, 1.3 milliard ont été réalisés à partir d'un prêt consentis directement à la mairie de Ouagadougou. C'est une première car d'habitude, les prêts ne sont consentis qu'aux Etats.
Le nouveau marché comprendra :
- 1628 boutiques
- 1192 échoppes
- 180 étals de légumes
- 72 étals de boucherie
Quant aux travaux réalisés, ils concernaient :
- La reconstruction du plancher d’étage
- La reconstruction des boutiques d’étage
- La substitution
des échoppes aux tables
- Le réaménagement
des secteurs ouverts 1, 2, 3, 4
- Le traitement
des abords
- Le réaménagement
de l’ancienne halle
- L'aménagement
de la rampe nord
- La création
et aménagement de la rampe sud
- et enfin, la réhabilitation générale (réfection de l’existant)
Par ailleurs, pour que les problèmes de 2003 ne se reproduisent pas, 50 policiers ont été affectés uniquement à Rood Woko et un pompier sera en permanence sur le site. Ouverture au public le 9 mai prochain.
La presse locale a fortement relaté cet évènement, notamment le rôle majeur du Maire, Simon Compaoré dans la réussite de cette opération.
Le nouveau marché de Ouagadougou
Le nouveau marché de Ouagadougou
Vidéo envoyée par OuagadougouNews
Inauguration du nouveau marché central Rood Woko.
dimanche 26 avril 2009
Un dimanche de funérailles
Après Pâques, les familles catholiques organisent les funérailles pour les défunts de l'année passée.
Le samedi soir, une veillée est organisée et la famille élargie, voisins et amis sont conviés... la veillée dure jusqu'à l'aube (6 heures du matin) - juste le temps de se préparer pour la messe du dimanche matin à 7 heures - pour laquelle une cinquantaine de familles avaient déposé "leurs besoins".
Après la messe, la famille élargie, les voisins et amis reviennent.
Nous avons reçu plusieurs invitations dont certaines à plusieurs heures de route de Ouaga. Finalement, nous allons aux funérailles d'une tante d'un collègue dans un quartier de Ouaga.
"C'est après le marché, 4éme croisement puis 1er 6 mètres à gauche et vous trouverez un barnum devant un portail bleu" Ca va pas être facile, ce dimanche avec toutes les funérailles, il y a des dizaines de barnums et des portails bleus, y'en a tout autant !!!
Eh bien ! nous sommes devenus de vrais ouagalais, on a trouvé tout seul sans demander !
Trois cours sont ouvertes et aménagées pour la réception. Dans la cour où nous sommes accueillies, l'ambiance typique des jours de fête : un barnum, des chaises, des assiettes, des salades, des poulets bicyclettes(un poulet qui a bien couru), des frites, du tô (pâte de mil) et autres mets burkinabè... (préparés depuis la veille), des sucreries, de la bière et du vin... et des hommes assis et des femmes qui s'affairent en tous sens! un brouhaha sonore et continu, des éclats de rires... et... la tombe du "vieux" qui trône au milieu de la cour : un grand caveau en carrelages de salle de bain blancs. Comme les tables se font rares, et bien le caveau sert de table! bières et frites sur le caveau!
Après avoir bu et mangé, nous nous retirons : la famille ne nous raccompagne pas jusqu'à la porte - l'événement étant des funérailles, il ne doit pas nous accompagner, car il peut nous porter malheur.
Seul le "beau" (beau-fils) peut nous accompagner car il n'est pas de la famille.
samedi 25 avril 2009
Ignace et la femme du taximan
Une histoire d'amour racontée dans la presse locale :
"« Je suis né au village, ma femme doit aussi
venir du village ». Se disant, notre taximan est de ceux-là qui ne
portent jamais des chaussures plus grandes que leurs pieds. Pour lui,
une femme qui lui correspond doit être issue de leur milieu,
connaissant les réalités de leur quotidien. Ainsi après plusieurs
décentes au village, le taximan ramera avec lui la ravissante Béatrice
qu’il épousa. Tout allait bien pour le bonheur de nos conjoints.
L’amour était au beau fixe et notre taximan brûlait chaque jour
davantage d’amour pour sa femme. Pour lui, sa femme est tout ce qui est
de plus précieux à ses yeux. Cet amour le conduisit à lui acheter une
moto « Best », un portable et d’autres biens matériels pour lui
manifester son amour. Avec tous ces privilèges et ces petits soins
Béatrice ne tarda pas à prendre la forme. Le taximan savourait
tranquillement les bénéfices de ses durs labeurs quand survint Ignace
un jeune, lui aussi, venu du village pour passer le BEPC. Hébergé par
sa tante, celui-ci n’a pas tardé à se faire des amis dans le quartier
dont Béatrice la femme de notre taximan. Béatrice et notre Ignace ont
au fil du temps créé une relation où chacun trouvait son compte. La
femme du taximan invitait notre Ignace dans les chambres de passe. De
temps à autre les choses se passaient tout simplement dans la chambre
conjugale. Notre taximan surpris une fois Ignace sur la même natte que
sa femme et n’avait pas manqué de mettre Ignace en garde. Cela n’avait
servi à rien puisque nos deux complices ayant goûté à la chose
persistaient dans leurs relations. Notre taximan qui a sans doute été
informé, entreprit de filer sa femme pour enfin donner une leçon à ce
jeune qui ne manque pas d’audace.Cette filature porta ses fruits car il
vit un jour sa femme entrer dans un bar puis le traverser pour
rejoindre plus loin une chambre de passe. Là, quelqu’un attendait,
sûrement déjà dévêtu, sa femme à lui. Alors le taximan entra aussi dans
le bar et suivit les pas de sa femme, muni d’une bouteille vide. Il
alla taper à la porte de la chambre, le jeune Ignace ouvrit, une
serviette à la ceinture. Il fut repoussé tout de suite dans la chambre
par le mari qui voulait s’assurer avant d’agir. Il trouva sa femme nue
sur le lit. Ignace ayant compris l’ampleur de la situation voulut
prendre la tangente, quand il reçut un coup sec sur la tête. Les
clients du bar accoururent, Ignace réussit grâce à l’aide des clients à
éviter le second coup qui devait être plus violent que le premier et
qui, s’il l’atteignait, allait l’envoyer trois mètres sous terre. Le
taximan renvoya sa femme chez ses parents, mais aux dernières nouvelles
elle serait de retour. L’amour, quand tu nous tiens !"
mercredi 22 avril 2009
Un artiste à découvrir
Un artiste à découvrir
Vidéo envoyée par OuagadougouNews
Victor Démé chante en dioula avec des musiques très variées allant du blues au flamenco en passant par le jazz.
Il sera à Lyon, à l'Epicerie de Feyzin le 14 mai prochain. A ne pas rater...
samedi 18 avril 2009
Côte de granit rose au Burkina
Côte de granit rose au Burkina
Vidéo envoyée par OuagadougouNews
A 4 heures de route de Ouagadougou, en direction du Bénin, se trouve le barrage de la Kompienga.
On arrive par une piste et on prend une pinasse, nom des pirogues ici, et on arrive sur une île dans un décor de granit rose. On se croirait vraiment sur la côte de granit rose...sauf, qu'il fait 45° et qu'il y a des baobabs avec leurs fruits le pain de singe. 
mercredi 15 avril 2009
Un artiste burkinabè qui a du talent
Un artiste burkinabè qui a du talent
Vidéo envoyée par OuagadougouNews
Bil Aka Kora était en concert à Ouaga...Parmi les artistes que nous avons découvert, c'est pour nouos un des meilleurs. Il sort un nouvel album "Yaaba".
Yaaba, fait référence aux ancêtres et aux aînés en langue mossi. Il parle de la perte de repères due aux problèmes économiques et au besoin de rentabiliser tout.
Les textes des titres de l’album sont donc chargés de nostalgie et d’émotions, de sentiments personnels, et relatent les difficultés de la vie qui se répercutent fatalement sur la profondeur des croyances et des sentiments. Les textes sont chantés en gourounsi, mais aussi en mooré, en français et en anglais.
En juin 2009, Bil Aka Kora et le Djongo iront faire une tournée en France dans différentes villes pour des concerts pour présenter "Yaaba" aux Français. Et pour les lyonnais, il sera le 19 juin à Villeurbanne.
Vous pouvez aussi le découvrir sur : http://www.myspace.com/bilakakora
dimanche 12 avril 2009
La course au clocher
En réunion avec des collègues, l'un d'eux se met à parler d'un collègue qui n'est pas là. Aussitôt, quelqu'un lui répond " on n'est pas à la "conférence de Berlin" ici !...
Je me penche vers mon voisin : mais que veut il dire par "Conférence de Berlin"
Mon voisin me répond "la Conférence de Berlin, c'est quand les européens se sont partagés l'Afrique et que les africains étaient absents des débats."...
Petite
recherche sur cette fameuse conférence :
Convoquée
sur l'initiative du chancelier Bismark, la conférence rassemble les représentants de 14 nations ( L'Allemagne,
l'Autriche,
Mais, aucun africain n'était présent.
Considéré par les Européens comme une terre sans maître, l'immense continent noir est alors partagé comme une vulgaire tarte aux pommes...Des frontières sont dessinées de manière arbitraires séparant des groupes humains ou en n'en regroupant d'autres.
En
1880, début de la colonisation, plus de 90% du continent étaient encore dirigés
par des Africains, vingt ans plus tard en 1900, l’Afrique entière, à
l’exception du Liberia et de l’Ethiopie, est sous la domination de l’Europe.
Cette conférence marque le début des luttes coloniales, appelés la "course au clocher" et aboutit notamment à édicter les règles officielles de colonisation...
Deux conceptions s'opposèrent. D'un côté, Bismark, qui entend garantir la liberté
de navigation et de commerce dans toute la zone. De l'autre, Jules Ferry,
Président du Conseil, qui conçoit les colonies comme un monopole commercial détenu
par la métropole. Au final, la conférence va établir une liberté de commerce
élargie dans les bassins du Congo et du Niger , mis à part dans le domaine du
transport d'armes.
Petit extrait des conclusions de la Conférence de Berlin :
[Les chefs d'Etat réunis] voulant régler, dans un esprit de bonne entente mutuelle, les conditions les plus favorables au développement du commerce et de la civilisation dans certaines régions d'Afrique, (...) désireux d'autre part, de prévenir les malentendus et les contestations que pourraient soulever à l'avenir les prises de possession nouvelle sur les côtes de l'Afrique, et préoccupés, en même temps, des moyens d'accroître le bien-être moral et matériel des populations indigènes, ont résolu (...)
Toutes les puissances exerçant des droits de souveraineté ou une influence dans les dits territoires s'engagent à veiller à la conservation des populations indigènes et à l'amélioration de leurs conditions morales et matérielles d'existence et à concourir à la suppression de l'esclavage et surtout de la traite des Noirs ; elles protégeront et favoriseront toutes les institutions et entreprises religieuses, scientifiques ou charitables créées et organisées à ces fins ou tentant à instruire les indigènes et à leur faire comprendre et apprécier les avantages de la civilisation. (...)
- La puissance qui prendra possession d'un territoire sur les côtes du continent africain avertira les autres puissances signataire. (...)
Signé par : L'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Russie, la Suède, l'Empire ottoman.
jeudi 9 avril 2009
Projet Politique de la Ville à Ouagadougou
Projet Politique de la Ville à Ouagadougou
Vidéo envoyée par OuagadougouNews
Le quartier de Goughin est un ancien quartier de la ville.
Il est situé entre l'hyper entre et les arrondissements périphériques. Une
partie de ce quartier est appelé "le Petit Paris", car il était
habité par les anciens colonisateurs. Un dossier a été monté auprès de l'Union
Européenne autour d'un projet intégré de développement de quartier avec les
habitants, dans le plus pur style "Politique de la ville".
D’un
coût total d'environ 900 000 euros, le projet a été financé par :
l’Union européenne 600 000 euros ; la commune de
Ouaga 60 000 euros ; l’AIMF 60 000 euros; le Programme national d'appui aux communes urbaines 55 000 euros
; le Grand Lyon 50 000 euros; le Conseil régional du Centre 40 000 euros ainsi que les habitants à travers le Conseil des quartiers de Gounghin pour 6000 euros.
Quant aux composantes du projet,
elles sont :
la réhabilitation de six écoles publiques ;
la réhabilitation de deux dispensaires et de deux maternités ;
la construction de deux espaces verts ;
- la pose de 150 luminaires
d’éclairage public ;
la formation des
associations féminines en activités génératrices de revenus, la formation des
vendeuses en hygiène et assainissement dans les centres de santé et les écoles,
l’équipement des associations féminines en matériaux de travaux.
et enfin la construction d’un marché de fruits et légumes. Ce marché sera interdit aux hommes et réservés aux femmes car il vendra des condiments que seules les femmes ont le droit d'acheter.
L'Europe, qui procédera à une évaluation, comme à chaque fois dans les projets qu'elle finance, devra peut être adapter un de ses principaux indicateurs : l'égalité Hommes Femmes...
vendredi 3 avril 2009
Coopération Décentralisée Lyon - Ouagadougou
Coopération Décentralisée Lyon - Ouagadougou
Vidéo envoyée par OuagadougouNews
La coopération de Lyon et Ouagadougou date de 1994. En 2001, Gérard Collomb, qui n'était pas encore Maire de Lyon était venu à Ouaga. Lors de cette visite, il était allé au village de Komsilga, limitrophe à Ouaga, où un sage après avoir lu dans les entrailles d'une pintade, lui avait prédit qu'il serait élu Maire de Lyon...
En 2009, il revient en tant que Sénateur Maire de Lyon, et Président du Grand Lyon. Que dira la pintade maintenant ?
C'est une coopération riche et variée qui unit ces 2 villes depuis 15 années.
1994 Dé but de la coopération dans le domaine de la propreté : stage de
formation au Grand
Lyon, envoi de bennes .
Ordures ménagères (BOM), deux missions d’experts sur place…
1995 Simon Compaoré, maire de Ouagadougou, élu en février, crée une Brigade Verte pour
1999 Signature de la première convention triennale de coopération
portant sur l’aménagement urbain, voirie, organisation générale des services,
2002 Deuxième convention de coopération. laquelle s’associe la ville de Lyon dans ses domaines de
compétences (Police municipale,
espaces verts et éclairage public)
2003 Création du Centre de formation et compétence aux métiers urbains
2006 Ce Centre de formation est labélisé CIFAL Ouagadougou par une
agence des Nations
Fév 2007 Signature d’un accord cadre de coopération avec l’agence française de Développement (AFD)
Août 2007 Détachement d’un ingénieur du Grand Lyon pour une période de
36 mois comme
la Ville
de Ouagadougou





