vendredi 27 février 2009
"Tout le monde y peut pas être de Lyon"
Incroyable!...un restaurant lyonnais vient d'ouvrir à Ouagadougou...Un "bouchon lyonnais" comme là bas !
C'est fou comme c'est bon de retrouver les bonnes choses de chez soi.
On aurait jamais cru qu'une quenelle et un côte du Rhône fasse monter les larmes aux yeux.
Lorsque les choses de tous les jours deviennent rares, on les apprécie encore plus...
mardi 24 février 2009
Miss Poog-bédré, fortement belle
Un concours
inhabituel est organisé ce mois ci à Ouagadougou Miss Pog bedré, un terme qui,
en langue mossi, désigne les femmes aux silhouettes ... plus que généreuses.
L'idée avait été lancée pour coïncider avec l'élection de Miss Monde. "pour rendre hommage aux femmes qui ont des formes généreuses, et de reconnaître leur importance".
Un article paru dans la presse locale :
"Miss Poog-bedré en est à
sa 6e édition. C'est
une élection qui magnifie la femme à forte corpulence. Notre correspondant a effectué un mini
sondage dans les rues de la capitale burkinabé avec une question qui ne manque
pas d'intérêt: qu'en pensent les messieurs?.
Certains sont
résolument pour: Issa, un électricien de 47 ans, estime que "les femmes
minces, c'est pour les Blancs". Il ajoute: "en Afrique, si une femme
est bien en chair, ça montre que son mari s'occupe bien d'elle."
Mais Alain, qui est
étudiant, préfère les femmes plus minces, notamment pour une raison éminemment
pratique: "si j'avais une petite amie comme ça, elle casserait ma
mobylette".
Cette année, 15 candidates aussi
fortes les unes que les autres ont été retenues pour la phase finale. Agées de 22 à 32 ans, elles avaient
des poids variant entre 75 et
Toutes ont défilé durant la cérémonie
vêtues de tenues diverses, notamment traditionnelles. Mais contrairement au
concours Miss Monde, elles ne portaient pas de maillots de bain, si leurs
habits mettaient leurs formes en valeur, ils ne laissaient voir qu'un strict
minimum d'épiderme. Elle ont eu chacune droit à trois passages sur le podium
pour se faire apprécier par un jury. D’abord en tenue traditionnelle, ensuite
en tenue africaine puis en tenue de "vérité".
Ici la tenue de
"vérité" n’est pas le maillot de bain comme on a coutume de le voir
aux élections Miss (à l’occidental) mais plutôt
des complets moulants
Outre le défilé, chaque candidate a eu
la parole pour développer pendant cinq minutes, un thème de son choix qu’elle
souhaiterait exécuter si toutefois elle était élue. Elle se sont défendues comme elles pouvaient.
L’élection Miss
Poog-bedré 
Miss Pog-bedré
a reçu en cadeau une mobylette Spark X offerte par SIBEA JUMBO (NDLR : le
Maggi local), une bassine de la ménagère, une chaîne en argent, deux cartons de
savon Maximousse offerts par Unilever, un carton de maggi, des bijoux en or,
des pagnes, du savon.
Elle a comme première dauphine,
Fatouma Ouédraogo, 28 ans, étudiante en année de licence. Fatouma Ouédraogo
mesure 1,80m pour 110kg. La place de deuxième dauphine est revenue à une jeune
infirmière de
vendredi 20 février 2009
Le royaume des élèphants
Ce week end, départ pour le royaume des élèphants. Plus exactement à Nazinga, une réserve située à 100 km de Ouagadougou et qui s’étend sur plus de 100 000 hectares avec près de 600 km de pistes.
On peut y voir des éléphants (ils sont plus de 150. Promis on essaiera de les compter), des antilopes de tous genres (hippotragues, bubales, cobs, ourébis, guibs et céphalophes), des singes (cynocéphales, patas, grivets), des phacochères, des buffles, des fauves (lions, panthères, hyènes) et bien sûr des crocodiles.
jeudi 19 février 2009
La forêt du Savoir
Le parc urbain de Ouagadougou s'étend sur une superficie de 240 ha en plein cœur de la ville.
Cette forêt a été bornée dès 1932 et est créée par un arrêté signé par le Gouverneur de l'Afrique Occidentale Française.
Il est baptisée "Parc Urbain Bängr-Weoogo" qui
signifie en moré " Forêt du Savoir".
Le parc zoologique couvre une superficie de 72 h. Outre les animaux résiduels, constitués de petit gibier (136 espèces d'oiseaux inventoriés en 1999 et quelques rongeurs), on y a introduit des animaux en enclos (tortues terrestres géantes, crocodiles) et des animaux en semi liberté (bubales, waterbuck, hippotragues, cob debuffon, guib harnaché, céphalophe, paons).Quand on se promène, il n'est pas rare de voir passer un varan ou si on a de la chance un crocodile...On nous dit à chaque fois qu'ils sont sacrés....Nous, on le sait, mais, eux, on est quand même pas sûr qu'ils le sachent !
Il y a aussi le jardin botanique de 8 ha avec une centaines d'espèces végétales locales.
Tout le long du parc, on trouve des arbres qui ont été sculptés, car ici, un arbre même mort, vit toujours :
mercredi 18 février 2009
500 questions
Finalement, le tchat en direct avec le Maire a bien fonctionné. Plus de 500 questions, qui concernaient autant le salaire du maire (400 000 cfa tt compris), les marchés publics, les attributions de parcelles (c'est un grand "jeu" de l'étalement urbain ici. Dans les zones non lotis soit environ 40% de la ville, les gens attendent que leur secteur soit lotis pour vendre et aller plus loin...et attendent encore et vont plus loin. Mais dans ce jeu, il y a aussi ceux qui font occuper la parcelle par de la famille et récupèrent le bénéfice de la vente...), le travail à la mairie avec un agent anonyme qui disait que le maire les faisait trop bosser, un autre aui demandait si comme à Madagascar, il ne voulait pas être Président (le maire a répondu que cet internaute ne lui voulait pas du bien !). 
mardi 17 février 2009
Tchat en direct avec Tèbguéré
Simon Compaoré tchat en direct sur www.lobservateur.bf, le 17 février de 9h à 11h
Durant deux heures (9h-11h), l’édile de la capitale burkinabè va répondre aux questions de nos internautes. C'est la première fois au Burkina Faso qu'une telle initiaitive a lieu. 'Le Miare qu’on appelle affectueusement Tèbguéré (celui qui tient le gigot avec tous les problèmes qui s’ensuivent), a entièrement adhéré à cette initiative et informe le public que toutes les questions seront les bienvenues, car « il n’y aura pas de sujet tabou, tant qu’on ne descend pas dans la boue ».
Toute personne qui souhaite poser des
questions au maire lors de ce tchat en live, qui est une grande
première au Burkina, dispose de trois possibilités :
le mail, en envoyant les questions à l’adresse suivante : tchat.lobs@gmail.com ;
à
la page d’accueil du site internet de L’Observateur Paalga
(www.lobservateur.bf), il suffit de cliquer d’abord sur l’article Tchat
en live, ensuite sur Réagir à cet article afin de poster sa question
sous forme de commentaire. Ceux qui participent habituellement au forum
des internautes savent bien comment ça se passe ;
par
SMS (short message service) en envoyant les questions au numéro
téléphonique suivant : (+226) 78 04 11 76.
D’ores et déjà, ceux qui le souhaitent peuvent commencer à envoyer
leurs questions par mail à tchat.lobs@gmail.com ou alors attendre
carrément le jour J, mardi 17 février, pour le faire en direct.
lundi 16 février 2009
L'échangeur 2, le retour...
On vous a déjà parlé du tout nouvel échangeur qui a ouvert l'année dernière. Nous avons entendu aussi dernièrement, qu'à Yaoundé, il y avait aussi un projet d'échangeur. Ce type de projet a l'air de fortement se développer en Afrique...
Par contre, leur fonctionnement n'est pas encore tout à fait connu par les habitants comme le montre cet article d'un journal local :

" Echangeur de Ouaga 2000 continue de faire des «victimes"
Un véhicule en provenance du Ghana a fais les frais du joyau routier ouagalais, dans la nuit du mardi. Il s’est heurté au portique ouest d’entrée de l’échangeur de Ouaga 2000, bloquant le passage durant quelques moments avant d’être dégagé grâce à l’intervention de la police municipale. Contrairement à la plupart des « victimes » de l’échangeur, il ne s’agissait pas d’une méconnaissance des sens de circulation. La police municipale indique qu’en entrant dans la capitale, le chauffeur du véhicule voulait se rendre à Ouaga-inter pour des formalités de douanes. Sans doute distrait, il a dépassé Ouaga-Inter avant de se retrouver pris dans le portique, haut pourtant de 4,5 mètres. Il était chargé de cartons de bonbons. Il a fallu diminuer le chargement dont le volume impressionne plus que le poids, afin que le véhicule puisse passer. Cette situation est à la limite de l’insolite. Le portique indique en grand caractère la hauteur maximale du pont et prévient par conséquent les conducteurs des risques d’une surcharge. Mais c’est lui (le portique) qui va se transformer en piège pour ce conducteur. Heureusement pour le chauffeur, aucun dommage n’a été déploré. « Il sera seulement verbalisé pour surcharge, chargement hors gabarit et transport mal arrimé », selon les affirmations du directeur adjoint de la police municipale, Franck Lasmani Guegma. A son avis, les transporteurs routiers, usagers des axes routiers burkinabé ont plutôt l’habitude de passer « sur le pont » et non pas « sous le pont », comme c’est la cas avec l’échangeur. Ce faisant, les chargeurs tiennent compte beaucoup plus de la hauteur des fils électriques que des portiques. De sources policières, c’est la 4ème fois qu’un accident pareil se produit depuis l’ouverture de l’échangeur à la circulation. Les Ouagalais aiment observés les scènes, y compris les accidents, qui se déroulent sur les routes. Et cet accident n’est pas fait l’exception. Même quand ils semblent pressés, brûlant au passage les feux tricolores, ils se sentent obligés d’observer un stop, contribuant à obstruer davantage la voie déjà encombrée."
samedi 14 février 2009
10 000 personnes visitent l'exposition "Journées-bilan de l'action municipale 1995 - 2008"
Les Journées Portes Ouvertes ont été une réussite. Il y a eu une forte affluence et de "Hauts Autorités ", comme on dit ici, se sont déplacées : Président de de l'Assemblée Nationale, Ministres, Président Conseil Constitutionnel, du Conseil d'Etat, Chambre de Commerce, etc...
Dans son discours de clôture, le Maire a annoncé que de telles journées auraient lieu tous les deux ans car les services savent maintenant organiser ce type d'évènements.
Lu dans la presse locale :
" Les rideaux sont tombés le dimanche 8 février 2009 à
Ouagadougou sur
Aussi, le parc Bangr-Weoogo était de la partie avec la forêt artificielle. Le
clou des activités est intervenu le dimanche 8 février dernier en présence de
nombreux invités dont le bourgmestre de Bobo-Dioulasso, Salia Sanou.
Cette semaine, de l'avis de Simon Compaoré, a connu un franc succès. "En
Parmi ces visiteurs, on compte des responsables d'institutions, des chercheurs,
des étudiants, des élèves, etc.
"A l'analyse des résultats de cette deuxième édition des JBAM, notre
satisfaction est grande, a mentionné le bourgmestre dont le dynamisme est
apprécié par ses collègues d'autres villes".
Même si le bilan présenté est satisfaisant, Simon Compaoré reconnaît que
"Beaucoup reste à faire". Il s'agira notamment de remanier
l'organisation de la mairie en vue de prendre en compte l'éducation, les
centres de santé rétrocédés à la commune par l'Etat.
La réalisation de ces défis demeure les grands chantiers de la municipalité
pour les années à venir."
vendredi 13 février 2009
Dialogue de Premières Dames
Lu dans la presse locale ce petit dialogue humoristique entre Carla et Chantal, la femme du Président du Burkina Faso :
Chantal: Waouh!
Carla: Qu’est-ce qui se passe?
Chantal: Je suis très ravie de te voir! T’es comme je le pensais...
Carla: C’est-à-dire?
Chantal: Mais... grande dame!
Carla: Merci!
Chantal: Mais tu arrives à un moment où il fait chaud!
Carla: Oh... y a quelques jours chez nous, il faisait un temps à ne pas foutre un cabot dehors!
Chantal: Enfin... espérons que ça va...
Carla: Bien sûr... ça me fera moins d’euros pour les crèmes de bronzage...
Chantal: Alors, comment te sens-tu ici?
Carla: Bien! Je retrouve cette chaleur humaine qu’il y a chez moi...
Chantal: Oui, mais les Parisiens ont avalé tout ça et c’est dommage...
Carla: Ouais... on a beaucoup à apprendre ici. Et tes activités?
Chantal: Lesquelles? Y en a tellement...
Carla: Je veux parler de l’éducation, la santé! Je sais que t’as une fondation qui est exemplaire...
Chantal: Oh! cela ne suffit pas! Y a des coins où il
manque jusqu’aux infrastructures; ailleurs, ce sont des insuffisances
qui sont criardes.
Carla: Et les femmes?
Chantal: Humm... elles sont les plus nombreuses, les plus pauvres aussi...
Carla: Toi alors! Tu as une façon de dire les choses...
Chantal: Ecoute, si tu n’avoues pas ta douleur, personne ne pourra t’aider à guérir!
Carla: Bien! J’ai de bonnes relations dans certains
milieux en France et en Italie... Je verrai dans quelle mesure je
pourrai t’aider...
Chantal: Je sais que Monsieur, lui, a tellement de chats à fouetter en ce moment...
Carla: Beaucoup trop même, à mon avis. Les sondages ne sont pas bons...
Chantal: Je te comprends, tu le ressens aussi. Mais ne
t’en fais pas, avec le temps, tu t’y feras... c’est pas facile d’être
Première dame...
Carla: Mais... c’est un véritable sacerdoce avec en prime mille et une interdictions...
Chantal: Ah, ah, ah! Faudrait sans doute créer une école pour Premières dames néophytes!
Carla: J’avoue qu’elle ne serait pas inutile...
Chantal: Les problèmes sont nombreux...
Carla: Mais comment, bon Dieu, faites-vous?
Chantal: Ah... au Nord, c’est la société de consommation, au Sud, la consommation de survie.
Carla: Au moins, vous avez de l’air pur par ici!
Chantal: Mais jusqu’à quand?
Carla: Et pourquoi?
Chantal: Parce qu’il y a des gens là-bas qui veulent faire du Sud leur poubelle!
Carla: Voilà pourquoi Monsieur se bat pour la préservation de l’environnement...
Chantal: J’espère que l’Afrique figure en bonne place
dans son programme, parce qu’en 14 comme en 39 jusqu’en 45, elle était
là-bas, aux côtés de la France de la liberté, de l’égalité et de la
fraternité...
Carla: Je vois... je vois...
Chantal: Hélas, comme on dit, «l’histoire nous apprend que nous n’apprenons pas l’histoire».
jeudi 12 février 2009
On est rassuré...
Lu dans la presse locale :
Première séparation officielle pour le couple présidentiel
C’est un programme très chargé que
celui de la Première Dame française, lors de son séjour hier dans notre
pays où elle est arrivée la veille dans la soirée (17h 50). Sa première
destination de la matinée, a été le Centre hospitalier universitaire
Yalgado-Ouédraogo.
Là-bas, Carla Bruni-Sarkozy a visité plusieurs pavillons dont l’hôpital du jour, où elle a pu se faire une idée de la prise en charge thérapeutique des femmes et des enfants infectés par le VIH/Sida, et du Centre de récupération et d’éducation nutritionnelle (CREN).
En fin de matinée, c’est le Conseil national de lutte contre le Sida qui a servi de cadre à une rencontre entre la délégation française et les responsables du comité de pilotage du Fonds mondial au Burkina Faso.
Puis, était programmée une audience présidentielle. C’est exactement à 14h 40 que Carla Bruni-Sarkozy est arrivée au palais de Kosyam où elle a été accueillie par le couple Compaoré. Après une trentaine de minutes d’échanges, l’épouse de Sarkozy a confié à la presse avoir discuté, entre autres, de son programme journalier et de la mission du Fonds mondial avec ses hôtes burkinabè. A la question de savoir comment se porte le "couple" Carla-Nicolas, elle a laissé entendre que le foyer se porte bien et que son métier de chanteuse n’entrave en rien son rôle de première Dame..."
NDLR : Ouf ! on est rassuré


