Famille Raynouard au Burkina Faso

3 ans d'expatriation au Burkina Faso en famille

vendredi 31 octobre 2008

la cérémonie des 100 000 dollars

La semaine commençait bien. En début de semaine, j’apprends qu’il faut monter en urgence un dossier de financement pour la Banque Mondiale sur la Gouvernance locale. 50 à 100 000 dollar à la clé.

Mais seul inconvénient, il doit être déposé dans 3 jours, dernier délai. En fait, on a un peu l’habitude des dossiers qu'il faut faire à la dernière minute.


Donc, après 3 jours de travail acharné, le dossier est fini, mais il faut le faire valider.

A la première heure, je suis dans le bureau du Secrétaire Général. Celui-ci est déjà en réunion avec le Maire depuis 5h30 du matin…(on chôme pas ici !)

Je commence à faire le point sur notre dossier. Nous sommes dans les temps. Il nous reste la journée pour corriger et envoyer ce dossier.


Mais, c’était sans penser que nous sommes en Afrique…

 

Au moment où nous commençons à reprendre le dossier, coup de téléphone…

« Elle est décédée quand ? …ah ! c’est la vieille…Bon d’accord, on organise un convoi»

La mère d’un élu vient de décéder, …donc il faut aller porter nos condoléances… 

« et le dossier pour la Banque Mondiale ? » je demande timidement  et j'ajoute «  euh ! ça va durer longtemps les condoléances"

«  oh ! en Afrique, on sait quand ça arrive mais on sait jamais quand ça fini »


La question essentielle maintenant est de qui constituer le convoi pour se rendre à la cérémonie..Une quinzaine de directeurs sont appelés. Une demi heure après, ils sont tous là. Nous partons à plusieurs voitures. Après 20 min, nous arrivons dans un six mètres (route en terre). Des barnums sont installés avec des gens assis. On salut la famille. Le Maire arrive on se salut de nouveau et on s’assoit. Il est 10h du matin mais la température est déjà à plus de 35°. De 10h à 11h, je fais comme tout le monde, j’attends, je pense de temps en temps à mon dossier Banque Mondiale je me lève quand des gens arrivent, je salue, me rassoit et attend de nouveau. Je re-repense à mon dossier Banque Mondiale. Je me dis « manquerait plus qu’il y ait une coupure d'internet…! »


La température, elle, n’attend pas, elle monte toujours. Je sens ma chemise se tremper irrémédiablement, mon pantalon se coller à la chaise en plastique…Mais, je suis un peu devenu africain, je peux maintenant patienter sans demander ce que l’on attend.


Bon ! en fait, ça, j’arrive à le faire une heure, c’est déjà pas mal, mais vers 11h, je ne peux m’empêcher de penser aux 100 000 dollar et de commencer à demander à mon voisin : on attend quoi ? sa réponse, est simple, j’aurais du m’y attendre : « je ne sais pas »

Une demi heure plus tard, je me tourne vers l’autre voisin, « on attend quoi ? » il me regarde et me répond : « chez vous, on doit jamais attendre comme ça… » ; Je lui réponds que c’est vrai que la mort est de moins en moins collective et de plus en plus intime. Que c'est rare d'attendre comme ça, au milieu d'une rue». Il me dit alors, que selon lui, c’est l’ancienne génération qui fait surtout ça. Mais avec le temps ça va évoluer et devenir comme chez vous…

Mais devenir « comme chez nous », Je me demande en moi-même, si ce sera une réelle avancée…et il fini en me disant « car ce sont ces anciennes générations qui nous tiennent (c’est le mot qu’il a employé )...


Tout à coup, un mouvement…un homme arrive et commence un discours en mooré. Je comprends de temps en temps le mot « wend » qui veut dire Dieu mais le reste me passe un peu au dessus. Cela dure une bonne demi heure et de nouveau un mouvement, tout le monde se lève et c’est le départ… Mais, quand je me lève, j’ai non seulement la chemise avec des auréoles partout mais aussi les fesses et le pantalon trempés de suer…C’est d’un élégant !

On se salut une dernière fois et nous voilà repartis vers la mairie.

On arrive à la maire, mais le Secrétaire Général me dit alors qu’il part à la prière …et c'est après midi, après la cérémonie de ce matin, on va au cimetière pour l'enterrement.

«Mais et le dossier de la banque mondiale ? »

« Je vais appeler la personne qui suit cela pour le Burkina. Oui…Allo ? c’est pour le dossier de la Banque Mondiale

…Ah bon ! ça tombe bien. Ok on vous l’envoie »

 

Finalement, le délai a été repoussé de 15 jours …c’est ça l’Afrique…il faut être là au bon moment, ici et maintenant, patienter de toute façon, car ce qui doit arriver arrive…

Oui, mais me dit une petite voix, il faut peut être quand même essayer d’anticiper, pour maitriser un tant soit peu son avenir…C'est quand un peu pour ça que je suis là....

Posté par raynoubene à 07:29 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 29 octobre 2008

Enfants mendiants

On voit beaucoup de mendiants aux carrefours. Ce sont pour la majorité des enfants, dont l'âge va de 5-6 ans à 10 ans. Ils arrivent aux feux, munis de boîtes en métal rouge... Comme nous n'avons pas opter pour le 4x4, avec notre Logan, nos fenêtres sont vite recouvertes de petites mains tendues...Difficile de se faire une raison, quand, comme le dit l'article ci dessous, cette mendicité est en fait organisée...

EnfantdesRues

 

Lu dans la presse locale :

"Un étude sur la mendicité des enfants dans les villes de Ouagadougou , Bobo-Dioulasso, Ouahigouya et Tenkodogo.Dans les 4 villes concernées, l'étude s'est intéressée aux élèves coraniques. Au nombre de 11 642 dont 140 filles dans la zone de l'étude, ces élèves constitueraient l'ossature des mendiants. Et pourtant, rapporte l'étude, "les principes religieux interdisent la mendicité". De façon générale, l'équipe de consultants ayant conduit ce travail, perçoit la mendicité comme une résultante de la désorganisation et de la désarticulation familiales ainsi que des écoles coraniques. La crise de la communauté, la pauvreté, les injustices sociales, les insuffisances du système éducatif, les croyances magico-religieues sont aussi des réalités explicatives de la mendicité selon l'étude. Les consultants ont insisté sur le fait qu'au-delà de la recherche de la pitance quotidienne, les enfants talibés dans les grandes villes se présentent comme une réponse à la demande d'une population qui se trouve dans la nécessité de sacrifier quelque chose. Le mendiant apparaît comme un élément au même titre que le carrefour, la clairière, la termitière, etc dans l'esprit de celui qui pratique l'aumône ou le sacrifice....Passant le gros de leur temps dans la rue ( 8 à 10 h sont consacrées au quotidien à la mendicité, constate l'étude), ces enfants ne disposent en réalité que de quelques heures pour assimiler et apprendre des connaissances. L'étude déplore par ailleurs, le fait qu'en dehors de la mendicité et l'utilisation des enfants dans les activités du maître coranique, aucune autre formation professionnelle n'est dispensée aux talibés. Par conséquent, les jeunes adultes, à l'issue de leur formation coranique, sortent du foyer sans aucune capacité à s'insérer professionnellement. D'un point de vue sanitaire, ils courent des risques non seulement dans les foyers d'apprentissage (insalubrité corporelle et vestimentaire, manque d'eau potable…) mais aussi dans la rue en terme d'accidents de la circulation, de toxicomanie, de violence sexuelle, entre autres.
Convaincus que les jeunes mendiants se trouvent victimes d'un système duquel ils ne peuvent s'en sortir seuls, les consultants invitent le gouvernement, les communautés, la société civile, les partenaires au développement à une mobilisation plus accrue dans la lutte contre la mendicité"

Posté par raynoubene à 15:38 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 27 octobre 2008

L'énigme du sac en plastique noir

Ce matin, le secrétaire général revient de son village. "Bonjour, ca fait deux jours (en fait on s'est vu hier, mais dès qu'on a pas vu quelqu'un quelques heures, on lui dit que ça ait 2 jours ) et la matinée ? et la santé ? et chez vous ?....tiens dit il venez avec moi. On retourne au secrétariat. Sur le bureau, un énorme sac en plastique noir. "Tiens, regardez ce que j'ai ramené. On est allé en chercher dans les villages" La secrétaire ouvre alors le sac. Des trucs noirs longs comme des petits bouts de bois. "allez gouttez! C'est très bon et nutritif. Pendant les années 40, il y avait des problèmes de nutrition au Burkina et on s'est rendu compte que les enfants qui mangeaient ça avaient moins de problèmes alimentaires. C'est plein de protéines, allez !" Il m'en tend un dans la main. J'observe attentivement le truc. Le directeur de la police arrive à ce moment là. "Eh ! vous voulez gouter ?" "ah ! non ! ça je ne peux pas" répond il. En regardant de plus près, je constate que c'est du chitoumou" (chenille du karité que l'on fait griller et qui est un bon laxatif. voir épisodes précédents). En fait, je crois que finalement, je vais me ranger du côté des forces de l'ordre !

ChitoumouFR_copie

Posté par raynoubene à 07:09 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 25 octobre 2008

Anniversaire au mercure

Juju est invitée à un anniversaire...
Ici, il n'y a pas de Mac Do, Toy's Us, alors, le dernier chic est de fêterHotelSilmande son anniversaire à l'Hotel Mercure.

C'est d'ailleurs dans cet hotel que Justine va à la piscine pour les cours de natation du collége. En effet, il n'y a pas de piscine municipale.

Posté par raynoubene à 09:53 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Tour du Faso

Le départ du Tour du Faso est lancé :                                                                     

ObservatOct08" Les premiers coups de pédale de cette XXIIe édition du Tour du Faso ont été donnés, ce matin. Huit équipes africaines, trois du Burkina et quatre formations européennes, rivaliseront pour la conquête des principaux maillots sur une distance totale de 1 245,5 km dont 12,7 km de piste.

L'étape Kokologo-Boromo, longue de 136 km, a lancé les hostilités de cette XXIIe édition du Tour du Faso. Même si le vainqueur de cette étape n'est pas sûr de conserver le maillot jaune jusqu'à la dernière destination à Ouagadougou, endosser cette prestigieuse tunique dans un tour fabuleux comme celui du Burkina est très excitant.

L'étape Kokologo-Boromo, à coup sûr, permettra à chaque équipe de jauger son état de forme et de santé physique de son leader. En fonction de tous ces paramètres, les objectifs réels seront fixés pour s'accrocher à tel ou tel maillot. Les Marocains, exclus au tout dernier moment pour cause de surenchère, ne pourront pas défendre leur couronne qu'ils ont acquise de haute lutte lors de l'édition précédente. Cette couronne laissée vacante fera l'objet de convoitise entre Burkinabè, Camerounais, Gabonais, Angolais, Sierra Léonais, Ivoiriens, Sénégalais, Congolais, Belges, Français et Néerlandais. Elle échoira certainement dans les mains de l'équipe qui fera preuve de plus d'astuce tactique.

Si seulement la condition physique était gage d'une victoire certaine, on parierait sur les Etalons. Mais, la qualité de la monture risque d'être un élément non négligeable. Pour ce faire, le ministère des Sports et des Loisirs a doté les Etalons cyclistes de 6 vélos tout neufs. L'Etat a dû casser sa tirelire car chaque monture a coûté la bagatelle de 2 millions de F CFA. Un cadeau qui a fait plaisir à Aboubacar Tao, le directeur technique national.

"Ces vélos vont nous permettre d'accroître nos performances. Mais ne nous attendons pas à remporter le Tour haut les mains car nous ne savons pas l'état de forme des autres équipes", a déclaré Tao. La prudence du directeur technique national est justifiée car en réceptionnant ces vélos neufs le mardi 21 octobre dernier, les coureurs ne pourront pas s'habituer à leur nouvelle monture.TourFaso

Comme chaque édition depuis pratiquement 2001 et l'arrivée de Amaury sport organisation (ASO), le Tour du Faso sera suivi par l'ensemble de la presse nationale et une bonne brochette de presses étrangères. Ce qui rend la notoriété du tour du pays des Hommes intègres plus éclatante car suivi à travers le monde entier. Le comité d'organisation a encore mis les petits plats dans les grands pour garantir une bonne tenue de cette XXIIe édition. La sécurité, la santé, l'accueil, l'hébergement et la restauration sont passés au peigne fin pour que chaque participant puisse encore garder un meilleur souvenir du Tour du Faso. Délestés de tous ces paramètres essentiels, les coureurs pourront ainsi chercher à se surpasser sur les routes et pistes du Burkina pendant 10 étapes pour améliorer les moyennes horaires et leur propre performance. Cette première étape donnera certainement des indices de ce que sera cette XXIIe édition du Tour du Faso."

Posté par raynoubene à 07:24 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 24 octobre 2008

Petite affaire au tribunal

                                 

Lu dans la presse locale :

"Alain Ouédraogo qui se dit élève en terminale gère un maquis (terme utilisé pour un bar), à Kaya. Entre-temps, le patron constatant qu'il y avait des manquants car ils étaient deux à gérer, responsabilise dorénavant Alain. Lors d'un contrôle, il est constaté un manquant de 207 335 F CFA que Alain n'arrive pas à justifier. Entre-temps, il dit avoir remis 150 000 F CFA à son parent Ernest qui ne reconnaît pas les faits mais déclare en assumer toute la responsabilité. Compte tenu de son statut d'élève, le procureur a requis contre lui trois mois de prison ferme pour abus de confiance. Il a alors dit au président du tribunal qu'il n'était pas d'accord.
Le président du tribunal a doublé la mise, soit 6 mois. La modestie commande qu'on demande toujours pardon au tribunal."

Posté par raynoubene à 06:44 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 23 octobre 2008

Pensions des anciens combattants

Lu dans la presse locale  à propos des pensions des combattants d'Afrique des deux dernières guerres mondiales qui sont 8 à 10 fois inférieure à celle de leurs frères d’arme français...

Tirailleurs" La Guerre mondiale. Une grande épreuve pour la France, l’Allemagne, la Pologne… bref pour l’humanité tout entière. Et les tirailleurs sénégalais n’en ont pas été épargnés, eux qui ont en à creuser des tranchées, à courir sous la neige, à empoigner l’adversaire ; à mettre à mort l’ennemi ou supposé tel, sans vraiment comprendre ni pourquoi, ni comment ils ont été impliqués dans une si terrible épreuve

Après s’être battus par milliers en 1939-1945 et après les affres de la captivité, tirailleurs maghrébins et d’Afrique noire ont été de nouveau mobilisés, à partir de novembre 1942, pour participer à la libération de la mère patrie.

L’armée française étant prisonnière dans les camps du Reich, à la suite de la débâcle de mai–juin 1940, la France était occupée, et il appartenait donc à l’empire colonial de fournir le plus grand effort pour reconstituer cette armée et participer au combat pour la libération.

Engagés ou conscrits, ils représentaient plus de la moitié de l’armée régulière en 1944, estimée à 550 000 hommes ; et sur les 260 000 hommes que comptait la première armée française, dont les unités débarquèrent en Provence en août 1944, plus de la moitié étaient des indigènes originaires des colonies, musulmans d’Afrique du Nord et ressortissants d’Afrique noire. Et, de l’aveu même du général de Lattre de Tassigny, leur chef des opérations, ils furent des fantassins constamment sollicités et surexploités.

N’ayant pas opposé seulement des nations, la seconde Guerre mondiale fut en fait la première grande guerre idéologique de l’histoire de l’humanité, qui a mobilisé plus de 100 millions de combattants de 61 nations, et qui a déployé ses hostilités sur quelque 22 millions de km2.

De l’avis des experts, l’étendue des dégâts matériels n’a jamais pu être chiffrée de façon sûre, même s’ils estiment que cette guerre dépasse les destructions cumulées de l’ensemble des conflits connus par le genre humain depuis son apparition. Et le traumatisme moral ne fut pas moins considérable, car cette tragédie a occasionné une violence rarement égalée, qui a ravalé le genre humain au rang de bête immonde.

Et puis, la guerre terminée, ils sont, dans leur grande majorité, rentrés au pays, fiers du devoir accompli, et heureux de montrer que leur participation les hissait au niveau du citoyen français.

Ainsi, naïvement, ils pensaient qu’à grade égal dans l’armée hexagonale, ils auraient au moins le même traitement au titre des pensions. Mais, à leur grand dam, la désillusion fut aussi grande que les intempéries, les conditions misérables de vie et le sifflement des balles dans le recoin des oreilles pendant les combats, lorsqu’on s’étripait à coups de baïonnettes.

Sur le front, à Verdun ou à Marne, les balles incandescentes, qui fusaient de toutes parts et semaient la mort sur leur passage, ne se préoccupaient aucunement de savoir qui est Français venu de la Camargue, de la Gironde, ou qui est ce tirailleur sénégalais venu de Fada N’Gourma au Burkina Faso, de Koutiala au Mali, de Tambacounda au Sénégal ou de Kabylie en Algérie, avant de tuer ou de lui laisser d’irréversibles séquelles sur le corps.

Les balles ne sifflaient donc pas dans les seules oreilles des combattants français présents sur le théâtre des opérations. Elles le faisaient aussi et surtout pour les contingents venus des colonies, dont les moins chanceux sont restés raides morts sur les champs de batailles.

Pour cette raison seulement, ceux qui ont la chance de rentrer au bercail, et que l’on a appelés mutilés de guerre, devraient avoir une pension strictement égale à celle de leurs frères d’armes, « les Gaulois ».

C’est pour toutes ces raisons que nous ne cesserons de nous mettre du côté de tous ceux qui parlent fort justement de la revalorisation, et mieux, de l’alignement des pensions des tirailleurs sénégalais sur celles des Français. Et c’est à applaudir à tout rompre que nous avons accueilli la décision du tribunal administratif de Bordeaux, le 15 octobre dernier, qui donnait raison à six anciens combattants marocains, lesquels demandaient que cette flagrante injustice soit corrigée."


Posté par raynoubene à 12:09 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 22 octobre 2008

Qui est le plus développé ?

Sortie dans Ouaga et comme à chaque fois le spectacle est dans la rue. Même après un an, on s'étonne toujours. Aujourd'hui, en pleine rue, un type, tout seul, qui tire un charrette sur laquelle repose une estafette toute déglinguée...Mais, où va t il et que va t il faire du véhicule?

En fait, ici, on récupère tout. Tous les objets ont une seconde, voir une troisième et quatrième vie. On est loin des pays dits "développés" et de la société du jetable...
TransportAutocass_e2

Posté par raynoubene à 06:55 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 21 octobre 2008

170 millions de francophones dans le monde

A l'heure où se termine le 12e sommet de la francophonie à Québec, un article révélateur de l'enjeu de la francophonie :

Francophone" Le français aujourd’hui en chiffres ? un peu moins de 170 millions de francophones répartis dans le monde, auxquels on ajoute 85 millions (ceux qui l’apprennent), soit environ 3,2% de la population mondiale, ce qui le situe à la 9e place des langues les plus utilisées de la planète. Si on ose la comparaison, l’anglais a un statut de langue officielle dans au moins 75 pays, pour une population totale de plus de 2 milliards de personnes.

On comprend alors que les tenants de la Francophonie se fassent des cheveux blancs.

D’où l’inévitable question : pourquoi le français peine-t-il tant à s’imposer ? Selon les spécialistes, sur le plan strictement linguistique, rien ne prédispose une langue à l’emporter sur une autre. Certains même soutiennent que l’anglais est une des langues les plus difficiles qui soient. Et pourtant, il gagne chaque jour du terrain. Tout simplement parce que cette domination est avant tout l’expression de la suprématie économique et politique du monde anglophone.

Le commun des Africains par exemple, ne dissocie pas la Francophonie de la France. AMais de la France, que retient-il ?
tort ou à raison.

Entre autres choses plutôt négatives -il faut le reconnaître- il retiendra volontiers une sévère politique en matière d’immigration, les charters qui rapatrient les clandestins africains de France, l’église St-Bernard devenue célèbre depuis l’été 1996, les longues files d’attente dans les consulats français en Afrique, sous le soleil, pour quémander un visa. Pour tout dire, la France ne fait plus rêver. Et pas davantage son français et sa Francophonie. On se tourne alors, pragmatisme oblige, vers d’autres pays, non francophones, certes, mais qui, au moins, ont le mérite de répondre, un tant soit peu, à vos aspirations et à vos rêves. Ainsi est née, en Afrique, l’American dream. Le rêve pour de nombreux jeunes Africains, qui va, forcément, de pair avec leur désaffection face à la Francophonie. Ils sont des milliers de jeunes Africains, à ce jour, qui ont tenté l’aventure américaine, australienne, canadienne, anglaise, allemande. Et ils sont encore plus nombreux, ceux qui rêvent de le faire un jour, faisant fi de la barrière linguistique, et tenant pour principe qu’on va volontiers à un pays qui vous aide à trouver solution à vos problèmes. On ne se déplace pas pour un pays, avec pour seule et unique raison d’en parler la langue. Et tant pis si la Francophonie devait en prendre un sérieux coup.

En cela, les chefs d’Etat et de gouvernement présents aux différentes assemblées de la structure ne peuvent rien changer dans le comportement de l’homme de la rue. Ils sont légion, élèves, étudiants, travailleurs africains, qui se sont essayés à un rude parcours du combattant dans le but de décrocher un visa pour le premier pays de la Francophonie. Parcours qui leur parut long, pénible, pour se révéler finalement vain et décevant. A ces personnes désabusées, si vous parlez de Francophonie, elles vous répondent qu’elles préfèrent l’anglophonie de la Green card américaine. Un autre élément qui milite en défaveur de la structure est sans doute la Françafrique avec son lourd bagage d’"affaires" hétéroclites où se retrouvent pêle-mêle, soutiens indéfectibles à des dictateurs, sombres affaires de pots-de-vin, scandales politico-diplomatiques, etc.

Le citoyen africain anonyme raisonne très simple : "Si c’est cela la France, elle ne fait pas mon bonheur. Je me chercherai alors de nouveaux amis." Il revient plutôt à la France de revoir sa copie. Et puis, ne ressemble-t-elle pas, cette Francophonie, à du prêt-à-porter pour autrui ? Comment la France de l’immigration choisie peut-elle sérieusement demander aux Africains de défendre sa langue ? Comment peut-elle vouloir que d’autres aiment, défendent et fassent la promotion de son français, si elle-même, dans un souci de recherche de l’excellence, se cultive à l’anglophonie, assimile ses manières et ses méthodes ? Ils sont nombreux les hommes politiques français d’hier et d’aujourd’hui qui ont acquis des diplômes dans des pays anglo-saxons et qui maîtrisent à perfection la langue de Shakespeare. Alors les Africains de la Francophonie devraient-ils être plus royalistes que le roi ?

Un fait nouveau se donne à voir depuis relativement peu de temps en Afrique francophone, et qui est digne d’intérêt : la multiplication des écoles bilingues. Sans doute est-ce là un signe des temps. De quelle manière assureront-elles ou non la défense et la promotion de la langue française ? L’avenir sans doute le dira. Mais déjà, les adeptes de la Francophonie devront garder en mémoire qu’on ne mobilise une personne que sur la base de ses propres intérêts. Il en est de même sans doute pour les peuples"

 

Posté par raynoubene à 10:27 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 19 octobre 2008

Immigration humoristique

Petit dessin dans la presse après le passage du Ministre français de l'Identité Natonale, de l'Immigration et du Co développement  Brice Hortefeux

Immigrat

Posté par raynoubene à 09:45 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3   Page suivante »